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Matthew McConaughey protège sa voix des abus de l’IA grâce au droit des marques

by Antoine Girard

Publié le 16 janvier 2026 00:23:00. L’acteur américain Matthew McConaughey prend les devants face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle en déposant des marques sur ses phrases et sa voix emblématiques. Cette initiative sans précédent vise à protéger son image et à prévenir toute utilisation non autorisée de l’IA.

  • Matthew McConaughey a déposé des marques sur sa voix et des phrases célèbres, dont « Alright, alright, alright ».
  • Il s’agit de la première démarche de ce type entreprise par un acteur pour se protéger contre les abus de l’IA.
  • L’inquiétude grandit à Hollywood concernant l’utilisation non consentie de l’image et de la voix des artistes par l’intelligence artificielle.

Matthew McConaughey s’arme juridiquement pour défendre son identité à l’ère de l’intelligence artificielle. L’acteur oscarisé a pris des mesures concrètes pour protéger sa voix et son image, en déposant des marques sur des éléments emblématiques de sa carrière, notamment sa célèbre réplique « Alright, alright, alright » tirée du film Étourdi et confus (1993). Cette démarche, rapportée par la BBC, intervient dans un contexte d’inquiétude croissante à Hollywood face aux risques liés à l’IA générative.

Selon ses avocats, l’objectif est de définir clairement les limites de l’utilisation de sa voix et de son image par les systèmes d’intelligence artificielle, même en l’absence d’abus avérés pour le moment. Il s’agit d’une mesure préventive visant à anticiper les potentielles utilisations non autorisées et à garantir que toute exploitation future se fasse avec son consentement explicite.

La protection de la marque comme outil de prévention

« Je veux m’assurer que toute utilisation future de ma voix ou de mon image se fasse avec mon autorisation expresse », a déclaré Matthew McConaughey aux médias. Cette initiative souligne l’importance de définir des droits de propriété clairs dans un paysage médiatique en pleine mutation, dominé par l’intelligence artificielle.

L’experte juridique Alina Trapova, de l’University College London, souligne l’originalité de cette approche :

« C’est la première fois qu’un acteur tente spécifiquement d’utiliser le droit des marques comme outil de protection contre l’IA. »

Alina Trapova, experte juridique à l’University College London

Pour les célébrités, il ne s’agit pas seulement de protéger leur réputation, mais aussi de préserver des opportunités de licences potentielles.

Inquiétude croissante à Hollywood

Matthew McConaughey n’est pas pour autant un opposant déclaré à l’IA générative. Il est d’ailleurs impliqué dans la société ElevenLabs, qui a développé une version IA de sa voix avec son accord. Pour lui, la clé réside dans le contrôle des usages.

Cette affaire s’inscrit dans un débat plus large qui agite l’industrie du divertissement. Ces dernières années, des personnalités telles que Scarlett Johansson, ainsi que des entreprises comme Disney et Universal, ont exprimé leur mécontentement face à la prolifération de voix, d’images et de vidéos générées par l’IA. Les experts prévoient que d’autres créateurs pourraient engager des actions juridiques similaires pour se protéger contre les abus potentiels de l’intelligence artificielle. Plus d’informations sur les deepfakes et l’IA (20min.ch)

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