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MEDI:GATE NEWS La formation des spécialistes de l’orientation et des résidents est-elle acceptable en l’état ?… Le temps consacré à la formation est de 11 % et le taux de mise en œuvre de la formation n’est que d’environ 10 %.

Publié le 16 octobre 2025 09:26:00. Une étude récente révèle que les médecins superviseurs en Corée du Sud manquent de formation et de temps pour encadrer efficacement les résidents, ce qui compromet la qualité de leur formation. Seulement…

MEDI:GATE NEWS La formation des spécialistes de l’orientation et des résidents est-elle acceptable en l’état ?… Le temps consacré à la formation est de 11 % et le taux de mise en œuvre de la formation n’est que d’environ 10 %.

Publié le 16 octobre 2025 09:26:00. Une étude récente révèle que les médecins superviseurs en Corée du Sud manquent de formation et de temps pour encadrer efficacement les résidents, ce qui compromet la qualité de leur formation.

  • Seulement 11 à 20 % du temps de travail des superviseurs est consacré à la formation des résidents.
  • Le taux de mise en œuvre des activités pédagogiques essentielles, comme les évaluations directes et les discussions de cas, est faible, autour de 10 %.
  • Des programmes de formation différenciés, adaptés à l’expérience des superviseurs, sont nécessaires pour améliorer leurs compétences pédagogiques.

Selon un rapport de l’Institut de recherche sur les politiques médicales de l’Association médicale coréenne, les médecins superviseurs, bien conscients des compétences fondamentales requises pour former les résidents, se heurtent à des obstacles pratiques importants. L’enquête, menée en mai 2025 auprès de 160 superviseurs dont 81 (50,6 %) ont répondu, met en lumière un déficit de formation et un manque de temps dédié à l’encadrement.

L’étude souligne que les superviseurs reconnaissent l’importance de fournir des retours d’information constructifs, des conseils personnalisés et des évaluations basées sur l’observation directe. Cependant, ces activités ne sont mises en œuvre que dans 10,3 % des cas. Plus précisément, des pratiques jugées cruciales comme l’observation directe des traitements et des interventions chirurgicales (84,4 %) et les discussions autour de cas cliniques (80,2 %) ne sont réalisées que dans 11,7 % et 13,4 % des situations, respectivement.

La plupart des échanges et des consultations avec les résidents se déroulent de manière informelle et dépendent de la bonne volonté des superviseurs. De plus, l’expérience du superviseur influence sa perception de la formation. Ceux qui ont moins de 10 ans de pratique affichent une connaissance des objectifs pédagogiques plus faible (3,00 points en moyenne, contre 3,57 points pour l’ensemble des participants) et un manque d’exposition à des méthodes pédagogiques pratiques.

À l’inverse, les superviseurs expérimentés accordent davantage d’importance au leadership pédagogique, au soutien émotionnel et à la capacité de fournir des retours d’information pertinents. Cela souligne la nécessité de proposer des programmes de formation adaptés à chaque niveau d’expérience.

Les chercheurs recommandent une formation approfondie aux méthodes pédagogiques, axée sur la pratique du feedback et des techniques d’évaluation. Ils insistent sur l’importance du feedback basé sur l’observation directe des compétences des résidents, et suggèrent l’utilisation d’outils tels que des listes de contrôle, des évaluations multidimensionnelles et des analyses de cas.

Ils préconisent également un programme de formation différencié en fonction du niveau d’expérience. Les jeunes superviseurs auraient besoin d’une introduction aux objectifs pédagogiques, à la planification annuelle et à la culture de l’enseignement, tandis que les superviseurs plus expérimentés pourraient bénéficier de formations sur le leadership, le mentorat et le travail d’équipe.

Enfin, l’étude insiste sur la nécessité de mesures institutionnelles pour soutenir la formation des résidents, notamment en allouant du temps dédié à l’encadrement, en compensant financièrement les activités pédagogiques et en réduisant la charge de travail clinique. Les participants à l’enquête ont identifié le soutien administratif, le financement, la réduction de la charge de travail et la reconnaissance des efforts comme les mesures de soutien les plus importantes.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.