Le marché des transferts universitaires en basketball a connu une transformation radicale ces dernières années, et l’analyse des mouvements de joueurs révèle des tendances claires quant aux équipes qui se renforcent le plus – et celles qui perdent du potentiel. Une étude récente a évalué les performances des programmes universitaires en matière de transferts entre 2021 et 2025, mettant en lumière les stratégies gagnantes et les erreurs à éviter.
L’introduction du portail des transferts en 2018, puis la suppression de la règle d’attente d’un an, ont profondément modifié le paysage du basketball universitaire américain. Les équipes peuvent désormais se reconstruire ou subir des pertes de joueurs de manière quasi instantanée. Bien que ce portail ne soit pas le seul facteur déterminant le succès d’une équipe, il est devenu un outil essentiel pour les entraîneurs souhaitant améliorer leurs effectifs.
Pour mesurer l’impact de ces transferts, un système de notation a été développé, attribuant des points en fonction du classement des joueurs transférés par Jeff Borzello : 5 points pour un classement entre 1 et 10, 4 points pour un classement entre 11 et 25, 3 points pour un classement entre 26 et 45, 2 points pour un classement entre 46 et 70, et 1 point pour un classement entre 71 et 100. L’analyse prend en compte à la fois les arrivées et les départs de joueurs.
L’équipe qui a le plus profité du portail des transferts en une seule saison depuis 2021 est l’Université du Texas, mais le succès ne se mesure pas uniquement aux arrivées. Les départs de joueurs talentueux peuvent également peser lourdement sur une équipe, comme ce fut le cas pour LSU et St. Bonaventure en 2022, qui ont perdu 13 points de potentiel en un seul cycle de transfert.
Les équipes qui se renforcent le plus
L’Université de l’Oklahoma se distingue particulièrement en 2025, affichant un score net de +10, après une moyenne de -2,52 entre 2021 et 2024. L’arrivée de Xzayvier Brown (Saint Joseph’s, +3 points), Derrion Reid (Alabama, +3 points), Nijel Pack (Miami, +2 points) et Tae Davis (Notre Dame, +2 points) compense largement l’absence de départs notables. L’entraîneur Porter Moser a réussi à reconstruire son effectif après avoir perdu plusieurs joueurs clés, dont Jeremiah Fears et Jalon Moore, qui ont rejoint la NBA.
L’Université du Michigan suit de près avec un score net de +14, grâce à l’arrivée de Yaxel Lendeborg (UAB, +5 points), Morez Johnson Jr. (Illinois, +4 points), Elliot Cadeau (North Carolina, +3 points) et Aday Mara (UCLA, +2 points), compensant la perte de Tre Donaldson (Miami, -2 points). L’arrivée de Dusty May a marqué un tournant pour les Wolverines, qui ont été plus actifs sur le marché des transferts.
L’Université du Kentucky, traditionnellement très active sur le portail des transferts, confirme sa position avec un score net de +14. L’arrivée de Jayden Quaintance (Arizona State, +5 points), Jaland Lowe (Pitt, +4 points), Kam Williams (Tulane, +2 points) et Mouhamed Dioubate (Alabama, +2 points) renforce un effectif déjà solide. L’équipe n’a enregistré aucun départ notable.
L’Université de Saint John’s affiche un score net de +15, grâce à l’arrivée de Ian Jackson (North Carolina, +5 points), Bryce Hopkins (Providence, +4 points), Joson Sanon (Arizona State, +3 points), Dillon Mitchell (Cincinnati, +2 points) et Oziyah Sellers (Stanford, +1 point), ainsi que d’un joueur non classé, Dylan Darling (Idaho State). L’arrivée de Rick Pitino a marqué un tournant pour les Red Storm, qui ont attiré des joueurs de haut niveau.
Enfin, l’Université de Washington se distingue avec un score net de +10, grâce à l’arrivée de Wesley Yates III (USC, +4 points), Desmond Claude (USC, +3 points), Quimari Peterson (East Tennessee State, +2 points) et Jacob Ognacevic (Lipscomb, +1 point). L’arrivée de Danny Sprinkle a dynamisé le recrutement des Huskies.
Les équipes qui perdent du potentiel
L’Université d’Arkansas, en revanche, enregistre une perte nette de talent, avec un score net de -7. Le départ de Boogie Fland (Florida, -5 points) et Zvonimir Ivisic (Illinois, -2 points) pèse lourdement sur l’équipe, malgré l’arrivée de Malique Ewin (Florida State, +1 point). L’équipe a connu un important remaniement après l’arrivée de John Calipari.
L’Université de Memphis subit également une perte de potentiel, avec un score net de -5. Le départ de P.J. Haggerty (Kansas State, -5 points), son meilleur marqueur, est un coup dur pour l’équipe, malgré l’arrivée de Dug McDaniel (Kansas State, NR).
L’Université du Kansas, habituellement très active sur le marché des transferts, enregistre une perte nette de talent, avec un score net de -3. Le départ de AJ Storr (Ole Miss, -2 points) et Rylan Griffen (Texas A&M, -1 point) affaiblit l’équipe, malgré l’arrivée de Tre White (Illinois, +1 point).
L’Université du Maryland affiche un score net de -9, avec le départ de Ja’Kobi Gillespie (Tennessee, -5 points) et Rodney Rice (USC, -4 points), malgré l’arrivée de Pharrel Payne (Texas A&M, +2 points) et Myles Rice (Indiana, +1 point).
Enfin, l’Université d’Arizona State enregistre une perte nette de talent, avec un score net de -8. Le départ de Jayden Quaintance (Kentucky, -5 points) et Joson Sanon (St. John’s, -3 points) affaiblit l’équipe, malgré l’absence d’arrivées notables.