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Microsoft Offers Extended Support To Millions Of Windows 10 Users

by Thomas Caron
Microsoft Offers Extended Support To Millions Of Windows 10 Users

Microsoft a prolongé le programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU) pour Windows 10 jusqu’au 12 octobre 2027. Cette décision offre aux millions d’utilisateurs dont le matériel est incompatible avec Windows 11 un délai supplémentaire pour migrer, tout en maintenant la protection contre les menaces critiques via un abonnement payant ou des options gratuites.

Le coût et les modalités d’accès aux mises à jour ESU

Le support standard de Windows 10 a pris fin le 14 octobre 2025, laissant la majorité des utilisateurs sans correctifs de sécurité mensuels. Pour pallier ce vide, Microsoft a instauré le programme ESU. Cette extension, initialement prévue pour s’achever en octobre 2026, a été discrètement repoussée d’un an.

L’accès à ces mises à jour n’est pas uniforme. Les utilisateurs résidant dans l’Espace économique européen (EEE) bénéficient automatiquement de la gratuité. Pour les autres régions, ZDNET rapporte que des options d’inscription gratuite existent pour ceux qui se connectent avec un compte Microsoft et synchronisent les paramètres de leur système.

Pour ceux qui ne remplissent pas ces conditions, le paiement ou l’utilisation de points Microsoft Rewards permet l’activation du service. Une fois l’abonnement activé via un compte Microsoft, l’utilisateur peut l’appliquer à des PC. L’éligibilité reste liée à l’appareil même si le compte utilisateur change ultérieurement.

Pourquoi Windows 10 résiste à la transition vers Windows 11

La volonté de Microsoft de pousser les utilisateurs vers Windows 11 se heurte à une réalité matérielle rigide. L’exigence de technologies de processeur spécifiques et d’un module de plateforme sécurisée (TPM) a exclu un volume massif de machines encore fonctionnelles.

Cette résistance se traduit par des chiffres significatifs. D’après les données de StatCounter citées par Ars Technica, Windows 10 est toujours utilisé sur une part importante des PC, tandis que Windows 11 en occupe une autre. Cela représente des millions d’installations actives qui ne peuvent pas migrer sans racheter un nouvel ordinateur.

Le contexte économique actuel aggrave la situation. La pénurie de stockage et de mémoire, alimentée par l’essor de l’intelligence artificielle, a fait grimper le coût du renouvellement du matériel. Parallèlement, certains utilisateurs boudent Windows 11 en raison de l’intégration omniprésente des fonctionnalités d’IA de Microsoft.

Restrictions techniques et versions éligibles

Le programme ESU n’est pas universel. Pour s’inscrire via le menu Windows Update, les appareils doivent répondre à des critères stricts. Comme le précise Fingerlakes1, les PC doivent exécuter la version 22H2 de Windows 10 avec les dernières mises à jour cumulatives installées.

Éditions compatibles : Home, Professional, Pro Education et Workstation.
Éditions exclues : Enterprise et Education.
Restrictions de gestion : Les PC joints à un domaine Active Directory, Microsoft Entra ID ou gérés par des logiciels comme Microsoft Intune ne sont pas éligibles au programme grand public.
Condition de compte : L’inscription nécessite un compte administrateur ; les comptes enfants sont exclus.

Il est crucial de noter que ce programme ne concerne que la sécurité. Microsoft cessera de corriger les bugs et de mettre à jour les fonctionnalités de Windows 10 dès août 2026. Le système restera donc figé techniquement, ne recevant que des correctifs pour combler les failles critiques.

Un “pansement” sécuritaire selon les experts

Si l’extension du support est accueillie comme une bouffée d’air frais, elle ne règle pas le problème structurel de l’obsolescence matérielle. L’entreprise a simplement accordé un délai pour éviter que des millions de machines ne deviennent vulnérables du jour au lendemain.

Jake Moore, conseiller mondial en cybersécurité chez ESET, via Forbes

Le risque majeur réside dans la procrastination. En offrant une solution temporaire, Microsoft pourrait inciter les utilisateurs à retarder davantage le remplacement de leur matériel, augmentant ainsi la surface d’attaque pour les cybercriminels à long terme.

Jake Moore, conseiller mondial en cybersécurité chez ESET, via Forbes

L’extension jusqu’en 2027 apparaît comme une concession nécessaire. GSMArena souligne que Microsoft souhaite ardemment que tout le monde migre vers Windows 11, mais que la résistance des utilisateurs force l’entreprise à adapter sa stratégie de sortie.

Pour les entreprises, la situation diffère : elles doivent payer par appareil pour obtenir ces mises à jour, et leur programme de support s’étend potentiellement jusqu’en 2028. Pour le particulier, l’échéance du 12 octobre 2027 marque désormais la limite ultime avant que Windows 10 ne devienne un risque sécuritaire majeur.

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