Lors de son premier événement en direct en deux ans, Microsoft a dévoilé de nouveaux matériels optimisés pour l’intelligence artificielle, dont la Surface Laptop Ultra et le boîtier de développement RTX Spark. L’entreprise a également présenté des modifications majeures apportées à Windows 11 pour intégrer des flux de travail locaux et des agents d’intelligence artificielle.
Microsoft a tenu le 8 octobre 2026 sa première conférence en direct depuis deux ans pour présenter sa vision de l’informatique personnelle. L’entreprise mise désormais sur l’intelligence artificielle locale et les flux de travail d’agents d’intelligence artificielle, ciblant à la fois les développeurs et les passionnés à domicile.
Au cœur de ces annonces se trouvent de nouveaux composants matériels et des refontes logicielles majeures au sein de Windows 11. Selon le rapport d’Ars Technica, ces nouveautés marquent un virage net vers une approche d’intelligence hybride, s’éloignant des solutions exclusivement basées sur le cloud.
La Surface Laptop Ultra et le Surface RTX Spark Dev Box
Annoncée initialement en mai 2026, la nouvelle Surface Laptop Ultra s’affiche à un prix de départ de 2 599 dollars. Elle constitue le premier appareil de Microsoft à exploiter le nouveau système sur puce Nvidia RTX Spark. Ce modèle sera expédié à partir du 16 octobre et est déjà disponible en précommande.
L’appareil intègre un GPU Blackwell doté de 5 120 ou 6 144 cœurs, ainsi que jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée LPDDR5x, selon les configurations. En s’appuyant sur cette allocation de mémoire unifiée plutôt que sur les limites traditionnelles de la VRAM, l’ordinateur portable gère aussi bien le développement d’intelligence artificielle locale que des tâches de jeu modernes. La présentation a notamment montré le titre Gears of War: E-Day fonctionnant sur le système.
Sur scène, Pavan Davuluri, président de Windows et des appareils chez Microsoft, était aux côtés de Jensen Huang, dirigeant de Nvidia, et de Satya Nadella, PDG de Microsoft, pour présenter le Surface RTX Spark Dev Box. Vendu 5 999 dollars, ce boîtier noir en aluminium anodisé cible les développeurs de pointe. Il intègre 128 Go de mémoire unifiée et un GPU Nvidia RTX, affichant une performance de calcul en intelligence artificielle d’un pétaflop, soit 1 000 téraflops.
Le design du boîtier rappelle une console de jeux ou un boîtier TV Android, avec un motif de ventilation sur le dessus comportant 1 000 ouvertures en clin d’œil aux 1 000 téraflops de performance de l’appareil.
Refonte de Copilot et nouvelles fonctionnalités dans Windows 11
Microsoft apporte cet automne des changements d’envergure à son système d’exploitation. Les versions de l’OS présentes sur la Surface Ultra et le boîtier Spark intègrent une suite logicielle mise à jour pour tester des modèles locaux dès leur sortie de la boîte.
L’assistant Copilot fait l’objet d’une restructuration divisée en trois onglets distincts :
- Home : un espace initial permettant d’interagir avec les modèles de grands langages (LLM).
- Code : un environnement où les utilisateurs sans expérience préalable en programmation peuvent concevoir des widgets et des applications Windows par simple saisie textuelle.
- Autopilot : un panneau dédié au pilotage et à la supervision des tâches confiées aux agents d’intelligence artificielle.
Une nouvelle interface de recherche sera déployée plus tard cette année. Elle permettra d’exécuter des actions au niveau du système directement depuis la barre des tâches, comme modifier les paramètres d’affichage sans ouvrir manuellement le Panneau de configuration.
Cadre de sécurité et exécution en conteneurs
Pour répondre aux inquiétudes liées à la confidentialité et à la sécurité des données, Microsoft a introduit les conteneurs d’exécution Microsoft Execution Containers (MXC). Ce cadre de sécurité isole les activités des agents dans un environnement protégé.
Disponible dès à présent pour les développeurs, l’outil permet aux administrateurs système de surveiller les agents actifs et de définir des limites d’accès strictes. Selon la nature de la charge de travail, MXC redirige le trafic de calcul vers divers environnements d’isolation, qu’il s’agisse d’un conteneur de processus, d’un conteneur de session, de WSL ou d’une isolation expérimentale basée sur le matériel nommée MicroVM.
Le système gère également en natif des frameworks locaux comme llama.cpp ainsi que des modèles issus des familles Deepseek et Nvidia Nemotron, illustrant la transition vers l’intelligence hybride voulue par l’entreprise.