La décision de l’UEFA de permettre à l’AC Milan et à la SS Lazio de disputer leur match de Supercoupe d’Italie à Perth, en Australie, suscite des réactions mitigées. Les dirigeants de l’AS Rome et de la Serie A se sont exprimés sur cette initiative, soulignant à la fois leur soutien aux décisions de l’instance européenne et la nécessité pour le football de s’ouvrir à un public mondial.
Dan Friedkin, président de l’AS Rome, a affirmé son alignement avec la position de l’UEFA et de l’Association européenne des clubs (EFC). « Nous soutenons ce que l’UEFA décide de faire, ainsi que nos partenaires de l’EFC, a-t-il déclaré. Ils sont proches de nous et des supporters de football, c’est pourquoi nous soutenons leurs décisions. »
Luigi De Siervo, PDG de la Lega Calcio Serie A, a développé un argumentaire plus large, comparant cette initiative à des pratiques déjà courantes dans d’autres sports. « La NFL et la NBA jouent depuis des années loin des États-Unis, avec le concept d’être un produit global et qui, par conséquent, peut avoir des fans dans le monde entier, a-t-il expliqué. L’UEFA s’est déclarée contre, mais a accepté le caractère exceptionnel de cet événement. »
De Siervo estime que le football doit s’inspirer de ces modèles pour ne pas perdre de terrain face à d’autres disciplines sportives. Il a pris l’exemple des grands tours cyclistes : « Pendant des années, le Tour de France, le Giro d’Italia et la Vuelta partent d’autres pays, pour des compétitions qui durent 21 jours et qui, pour trois d’entre elles, se déplacent dans un autre pays, précisément pour exporter leur marque et la faire connaître. »
Il a conclu en appelant à la compréhension des supporters : « J’espère que les fans comprendront que ce petit sacrifice peut apporter de grands bénéfices à moyen et long terme. » Cette Supercoupe d’Italie à Perth représente donc un test pour le football, qui cherche à étendre sa portée internationale tout en préservant son identité.
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