Publié le 26 novembre 2025 à 08h30. Des négociations secrètes menées par l’administration Trump, avec l’aide de diplomates américains, pourraient aboutir à un accord de paix en Ukraine, mais l’issue reste incertaine et dépendra de l’accord de Vladimir Poutine.
- L’accord initial, négocié à Genève, a été considérablement réduit de 28 à 19 exigences, grâce à l’intervention du secrétaire d’État américain Marco Rubio.
- L’Ukraine semble prête à accepter la « majeure partie » de la proposition américaine, selon le Premier ministre britannique Keir Starmer.
- L’implication du département de la Défense américain, via Dan Driscoll, dans ces négociations diplomatiques est inhabituelle.
L’administration Trump semble proche de parvenir à un accord de paix en Ukraine, malgré les réticences initiales du président américain face à un plan qu’il jugeait trop favorable à Kiev. Selon plusieurs sources gouvernementales, Donald Trump, initialement indigné par la fuite du projet, considérait ce dernier comme presque définitif. C’est alors que Marco Rubio, secrétaire d’État américain, est entré en action.
Alors que Donald Trump critiquait publiquement les Ukrainiens sur les réseaux sociaux, Marco Rubio s’est rendu à Genève pour une série de négociations intensives de 11 heures. Ces discussions ont permis de réduire considérablement le plan initial, passant de 28 à 19 exigences. Selon les informations disponibles, l’Ukraine était initialement perçue comme la principale victime dans la première version de l’accord, mais la situation a évolué au fil des négociations.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer affirme que le président ukrainien est prêt à accepter « la plupart » de la proposition américaine. Les représentants américains se montrent optimistes, estimant que le processus est couronné de succès et qu’il ne reste que quelques « détails insurmontables » à régler pour finaliser l’accord. Karoline Leavittová, porte-parole de la Maison Blanche, a déclaré lundi que, suite aux négociations de Rubio à Genève, ils estimaient être « dans une très bonne position ».
Cependant, l’administration Trump reconnaît que le succès final dépendra en grande partie de la volonté de Vladimir Poutine. Personne ne peut prédire avec certitude si le président russe sera disposé à faire des concessions. Donald Trump a d’ailleurs annoncé avoir ordonné à Steve Witkoff de se rendre à Moscou pour rencontrer Poutine, tandis que Dan Driscoll se rendra à Kiev pour discuter avec les représentants ukrainiens.
L’implication de Dan Driscoll, un vétéran de l’armée de 38 ans et ami proche du vice-président JD Vance, dans ces négociations est pour le moins surprenante. Initialement prévu pour se rendre à Kiev afin de discuter de la technologie des drones, Driscoll s’est vu confier une mission inattendue : inciter l’Ukraine à revenir à la table des négociations avec la Russie. Bien qu’il n’ait aucune expérience diplomatique préalable, la Maison Blanche espérait que son statut de militaire pourrait encourager les deux parties au dialogue.
Selon des sources proches des négociations, Marco Rubio est à l’origine de l’accord actuel. Il a expliqué aux journalistes que le document de base, « approuvé et enrichi par les deux parties », avait été élaboré il y a près de trois semaines. Rubio a également souligné que les dirigeants de l’Union européenne, ainsi que les Ukrainiens, avaient exprimé leur mécontentement face aux discussions menées sans leur participation. Les Américains ont perçu cela comme une trahison, et même le ministre des Affaires étrangères n’était pas satisfait de la proposition initiale.
Rubio a précisé que le document initial avait été largement rédigé par des représentants russes et ne reflétait pas les positions américaines.
« Ce n’est pas notre plan de paix. »
Mike Rounds, sénateur républicain du Dakota du Sud
Les modifications apportées au plan initial concernent notamment l’abandon de clauses qui rendraient impossible l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et qui interdisaient le déploiement de forces de sécurité de l’OTAN sur le territoire ukrainien. Des amendements ont également été proposés concernant la question des territoires ukrainiens annexés par la Russie.
Les points de désaccord persistent concernant le statut territorial, la taille de l’armée ukrainienne (Kiev revendique 800 000 hommes, contre 600 000 proposés) et l’adhésion à l’OTAN, une perspective inacceptable pour la Russie. Donald Trump a déclaré sur Truth Social qu’il attend avec impatience de rencontrer prochainement le président Zelensky et le président Poutine, une fois que l’accord de paix sera finalisé ou en phase finale. Il affirme que son équipe a réalisé des « progrès énormes » au cours de la semaine écoulée et que seuls quelques points de désaccord subsistent. CNN a rapporté que les deux parties étaient parvenues à un accord sur la plupart des points mardi soir.
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