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Moins de 60 dirigeants mondiaux confirmés pour la COP30

by Clara Dubois

Publié le 31 octobre 2023 21:17:00. Le sommet amazonien qui précède la COP30 à Belém, au Brésil, suscite des inquiétudes quant à sa représentativité : moins de 60 chefs d’État et de gouvernement ont confirmé leur présence, un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes. L’organisation de cet événement, confrontée à des défis logistiques considérables, met en lumière les difficultés d’accueillir un tel rassemblement dans une ville aux infrastructures limitées.

  • Moins de 60 dirigeants mondiaux ont confirmé leur participation au sommet amazonien, contre 75 l’année dernière à la COP29 en Azerbaïdjan.
  • La conférence sur le climat COP30, qui se tiendra du 10 au 21 novembre à Belém, est précédée d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement les 6 et 7 novembre.
  • Les organisateurs peinent à trouver un hébergement suffisant pour les 50 000 personnes attendues, et les prix ont fortement augmenté.

Le Brésil s’apprête à accueillir la COP30 (Conférence des Parties) à Belém, en Amazonie, du 10 au 21 novembre. Un sommet des chefs d’État et de gouvernement précédera cette conférence, les 6 et 7 novembre. Cette année, les organisateurs ont choisi de séparer les deux événements afin de limiter les contraintes liées à l’hébergement, une décision qui s’avère plus complexe que prévu. Selon Mauricio Lyrio, le négociateur en chef brésilien, 57 chefs d’État et de gouvernement ont pour l’instant confirmé leur participation au sommet.

Ce chiffre est inférieur à celui des éditions précédentes. L’année dernière, la COP29 à Bakou, en Azerbaïdjan, avait réuni 75 dirigeants, tandis que la COP28 à Dubaï, en 2023, en avait attiré environ la moitié. Parmi les dirigeants qui ont confirmé leur présence cette année figurent ceux d’Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Colombie, du Chili, du Cap-Vert et du Libéria. Le Premier ministre irlandais, Michael Martin, sera également présent. La Chine a annoncé que le vice-Premier ministre Ding Xuexiang représenterait le président Xi Jinping.

L’absence de confirmation des États-Unis et de l’Argentine, deux pays dirigés par des personnalités affichant un scepticisme face au changement climatique, est notable. Au total, 170 délégations sont accréditées pour la COP30, qui se déroule dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques, suscitant des craintes quant à l’éventuelle marginalisation de l’urgence climatique.

L’organisation de la COP30 à Belém, une ville de 1,4 million d’habitants dont plus de la moitié vit dans des bidonvilles, pose des défis logistiques considérables. La pénurie de chambres d’hôtel traditionnelles a contraint les organisateurs à rechercher des solutions alternatives : maisons privées, universités, écoles, et même deux bateaux de croisière amarrés à environ 20 km du centre de conférence. Cette situation a entraîné une flambée des prix, et des organisations environnementales mettent en garde contre le risque que cette COP soit « la plus exclusive de l’histoire ».

Malgré ces difficultés, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva reste déterminé à tenir la conférence en Amazonie, qu’il considère comme un symbole fort de l’importance des forêts pour l’absorption du carbone. En février dernier, il avait même déclaré, avec une certaine désinvolture :

« Les délégués peuvent dormir sous les étoiles »

Luiz Inacio Lula da Silva, président du Brésil.

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