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Mon État a interdit les mandats de vaccination. Voici comment j’en ai couvert en tant que journaliste de l’Idaho. L’Idaho a interdit les mandats de vaccination. Voici comment un journaliste en a parlé. — ProPublica

L'Idaho est devenu le premier État américain à interdire les obligations vaccinales, une loi saluée par les militants de la « liberté en matière de santé » mais qui suscite de vives inquiétudes quant à la santé publique,…

Mon État a interdit les mandats de vaccination. Voici comment j’en ai couvert en tant que journaliste de l’Idaho. L’Idaho a interdit les mandats de vaccination. Voici comment un journaliste en a parlé. — ProPublica

L’Idaho est devenu le premier État américain à interdire les obligations vaccinales, une loi saluée par les militants de la « liberté en matière de santé » mais qui suscite de vives inquiétudes quant à la santé publique, notamment face à une résurgence nationale de la rougeole.

La loi sur la liberté médicale de l’Idaho, promulguée cette semaine, interdit d’imposer des vaccins, des tests ou toute autre « intervention médicale » à presque quiconque. À l’origine de ce texte se trouve Leslie Manookian, ancienne cadre financière devenue praticienne d’homéopathie et figure de proue du mouvement pour la « liberté en matière de santé ». Elle a fondé le Health Freedom Defense Fund, qui a mené plusieurs actions en justice contre les obligations vaccinales et le port du masque pendant et après la pandémie de COVID-19.

« Mon objectif principal est d’empêcher les gens d’être contraints de faire quelque chose qu’ils ne croient pas être juste, quoi qu’il arrive », a déclaré Manookian lors d’un entretien. Elle affirme également que les vaccins sont dangereux et que les maladies infectieuses peuvent être bénéfiques – une affirmation qui contredit l’avis de la communauté scientifique.

Cette loi a des implications majeures pour les écoles et les garderies en cas d’épidémie de rougeole. Elle interdit l’exclusion des enfants non vaccinés, à condition qu’ils soient « en bonne santé », ce qui pourrait faciliter la propagation de la maladie, qui est contagieuse avant même l’apparition des symptômes.

Mary Holland, PDG de Children’s Health Defense, une organisation opposée aux vaccins infantiles, a suggéré que les parents souhaitant un environnement d’apprentissage avec un taux de vaccination élevé contre la rougeole pourraient créer des associations privées. « Les parents de l’Idaho qui souhaitent que leurs enfants soient dans un environnement d’apprentissage avec des niveaux d’« immunité collective » de vaccination contre la rougeole peuvent créer une « association » privée – pas une école, car les écoles ne peuvent pas exiger de vaccins », a-t-elle expliqué.

Cette approche remet en question le principe fondamental de la responsabilité collective en matière de santé publique. La loi de l’Idaho inverse l’idée selon laquelle, pour faire partie d’une communauté, il est nécessaire de contribuer à la protection de ses membres.

Le journaliste qui a couvert cette histoire souligne la complexité de sa position : à la fois observateur neutre et parent d’un enfant scolarisé dans l’Idaho. Il s’interroge sur les conséquences de cette loi pour sa propre famille et pour les enfants trop jeunes pour être vaccinés. Il a également noté que Manookian ne se limite pas à l’Idaho et ambitionne d’étendre cette législation à d’autres États.

L’Idaho a déjà été confronté à de faibles taux de vaccination contre la COVID-19, ce qui a contribué à la saturation des hôpitaux pendant la pandémie. La nouvelle loi pourrait aggraver la situation en cas de résurgence de maladies infectieuses évitables par la vaccination.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.