Le Maroc et les Pays-Bas s’affronteront lundi à Monterrey, tandis que le Brésil défiera le Japon mardi à Houston, lors des seizièmes de finale du Mondial 2026. Ces affiches, confirmées le 26 juin après la fin des matchs du groupe F, placent d’emblée des prétendants sérieux face à face dès la phase à élimination directe.
Maroc-Pays-Bas : un duel aux enjeux historiques
Le tirage des seizièmes de finale réserve un choc immédiat entre les Lions de l’Atlas et les Oranje. Comme le rapporte France 24, les Pays-Bas ont sécurisé la première place du groupe F en s’imposant 3-1 face à une Tunisie en difficulté. Ce succès permet aux Néerlandais d’aborder ce match avec une confiance maximale, forts d’une série record de 15 rencontres sans défaite lors des phases finales de Coupe du monde, incluant 10 victoires et 5 nuls.
Le Maroc, quant à lui, arrive avec un statut d’invaincu. Les coéquipiers d’Achraf Hakimi, demi-finalistes en 2022 et champions d’Afrique en titre, font face à une tendance statistique marquée : depuis 2018, dix de leurs treize derniers matchs de Mondial ont été disputés contre des nations européennes.
Cette confrontation met en lumière les frictions du nouveau format à 48 équipes. Selon Foot Mercato, le Maroc est condamné à affronter les Pays-Bas malgré un parcours sans faute et sept points au compteur. La raison est purement comptable : une différence de buts moins favorable que celle du Brésil.
Brésil-Japon : la Seleção face aux Samouraïs bleus
Le Brésil, en quête d’une sixième étoile, rencontrera le Japon mardi à Houston. Les Nippons, surnommés les “Samouraïs bleus”, terminent leur phase de poules sans défaite, avec une victoire et deux matchs nuls. Cette performance marque seulement la deuxième fois dans l’histoire du pays, après le Mondial 2002, que le Japon franchit le premier tour sans concéder la moindre défaite.
Le jeu japonais, décrit comme séduisant et techniquement fin, a été illustré par le but de l’attaquant du Celtic Glasgow, Daizen Maeda, lors du nul (1-1) contre la Suède. Pour le Brésil, ce match représente le premier obstacle majeur d’un parcours qui s’annonce complexe, alors que le Japon a prouvé sa capacité à tenir tête aux nations européennes et africaines.
Le groupe E : chute de l’Allemagne et exploit ivoirien
Photo: 20 Minutes
L’autre surprise de cette fin de phase de groupes vient du groupe E. La Mannschaft, pourtant déjà qualifiée, a chuté à East Rutherford face à l’Équateur (2-1). Ce résultat propulse la “Tri” en phase à élimination directe pour la seconde fois de son histoire, vingt ans après son parcours de 2006.
La Côte d’Ivoire signe également un tournant historique. En battant Curaçao 2-0, les Éléphants accèdent pour la première fois aux seizièmes de finale d’un Mondial après quatre tentatives. Deuxièmes du groupe derrière l’Allemagne avec six points, ils affronteront soit la France, soit la Norvège mardi à Dallas.
“Tout n’a pas été parfait mais cette victoire est bonne pour le moral”
Emerse Faé, sélectionneur de la Côte d’Ivoire
Le parcours de Curaçao, bien qu’éliminé, a laissé une impression durable. Malgré un seul point glané contre l’Équateur, le courage de l’équipe a été salué par son entraîneur.
“Cette équipe a excellé, elle a affronté des équipe de niveau mondial avec enthousiasme et avec ses tripes.”
Dick Advocaat, sélectionneur de Curaçao
Le bilan comptable du groupe F
La lutte pour la première place du groupe F s’est jouée jusqu’aux dernières minutes. Selon les données relayées par 20 Minutes, le classement final se décompose ainsi :
Équipe
Points
Statut
Pays-Bas
7
Qualifié (1er)
Japon
5
Qualifié (2e)
Suède
4
Qualifié (Meilleur 3e)
Tunisie
0
Éliminé
La Suède, grâce à son match nul face au Japon, s’assure une place parmi les huit meilleurs troisièmes. Elle devra désormais affronter soit la France, soit la Norvège.
En parallèle, l’Australie a préservé sa deuxième place dans le groupe D après un nul 0-0 contre le Paraguay, rejoignant ainsi les États-Unis, premiers de la poule, en phase finale. Le Paraguay, quant à lui, doit encore attendre pour savoir s’il sera repêché parmi les meilleurs troisièmes.
Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.