Romanch Mahajan, un touriste indien de 18 ans, est décédé le 17 juin 2026 après être tombé d’une calèche à Central Park. Le syndicat des cochers a ordonné la suspension des promenades en calèche au moins jusqu’au mardi suivant pour réviser la sécurité, tandis que le maire Zohran Mamdani appelle à la suppression définitive de l’industrie.
Le déroulement du drame du 17 juin
Le drame s’est produit un mercredi, alors que Romanch Mahajan visitait New York avec sa famille pour célébrer l’obtention de son diplôme d’école secondaire, rapporte Radio-Canada. Quatre personnes étaient à bord de la voiture hippomobile lorsque le cocher a quitté son siège pour prendre une photographie des passagers près d’une fontaine.

L’absence du conducteur a provoqué l’emballement soudain du cheval. Selon le récit du père de la victime, la mère de l’adolescent a été projetée hors de la calèche, et Romanch a sauté du véhicule pour tenter de la secourir. La calèche a ensuite percuté la roue d’un autre attelage avant de se renverser violemment, précise Paris Match.
Transporté d’urgence vers un centre médical avec des blessures graves, le jeune homme a succombé peu après son admission. Les forces de l’ordre new-yorkaises ont confirmé le décès, précisant qu’aucune autre personne n’a été blessée lors de l’accident.
La violation d’un protocole de sécurité fondamental
L’enquête se concentre désormais sur la responsabilité du conducteur. Alexander Kemp, vice-président administratif de la section locale 100 du syndicat des travailleurs des transports (TWU), a été sans équivoque sur la faute commise.

Un cocher n’est jamais censé quitter la calèche pour prendre des photos.Alexander Kemp, TWU Local 100, via <a href="https://www.letribunaldunet.fr/faits-divers/accident-caleche-central-park-mort-passager-18-ans.
Le syndicat a admis que ce protocole est une règle de sécurité fondamentale, mengingat qu’un animal de 500 kilos peut s’effrayer instantanément. La suspension actuelle des activités vise à réexaminer les méthodes de contrôle des chevaux pour garantir qu’ils restent sous surveillance constante.
Le cheval impliqué dans l’accident était présent dans le parc depuis seulement six semaines. Si son état de santé n’a pas été communiqué, l’incident survient dans un contexte de tensions accrues sur le bien-être animal.
Le bilan alarmant de la Central Park Conservancy
Cet accident marque un tournant historique et statistique. Selon le syndicat et la Central Park Conservancy (CPC), qui gère le parc de 341 hectares, il s’agit de la première personne à perdre la vie dans un accident de calèche depuis l’introduction de l’activité il y a plus de 150 ans.
Cependant, la rareté d’un décès ne masque pas la fréquence des incidents. La CPC a révélé des données inquiétantes sur la sécurité dans le parc :
- 8 incidents liés aux chevaux signalés au cours des 13 derniers mois.
- 1 décès animal survenu une semaine avant le drame du 17 juin, causé par l’ingestion d’une plante toxique.
- Saturation des allées : la cohabitation entre les chevaux et les flux de joggeurs, cyclistes, piétons et trottinettes électriques est jugée désormais dangereuse.
Un jeune homme est venu profiter de notre parc et y a perdu la vie. Ce n’est pas acceptable pour une industrie dépassée opérant au cœur de l’un des espaces publics les plus fréquentés d’Amérique.
L’offensive politique de Zohran Mamdani
Le drame relance avec force le débat politique sur l’existence même des calèches à New York. Le maire Zohran Mamdani a réitéré sa volonté de supprimer cette industrie, invoquant le bien-être animal et la sécurité publique. Il a affirmé vouloir travailler avec le conseil municipal et les défenseurs des animaux pour organiser une transition juste protégeant les travailleurs.

Mamdani s’inscrit dans une lignée de dirigeants new-yorkais opposés à l’activité. Son prédécesseur, Eric Adams, s’était prononcé contre les calèches vers la fin de son mandat. Plus tôt, Bill de Blasio s’était engagé à y mettre fin dès le premier jour de sa mairie, bien que son projet se soit heurté à l’opposition du conseil municipal pendant des années.
L’argumentaire en faveur de l’interdiction s’appuie également sur des précédents dans d’autres grandes villes nord-américaines. Chicago et San Antonio ont récemment mis fin à ces promenades, tandis qu’à Montréal, les calèches sont interdites depuis 2020.
Face à cette pression, les représentants du secteur des calèches plaident pour un renforcement des mesures de sécurité plutôt que pour une abolition pure et simple. Ils défendent l’attraction comme un symbole romantique et historique de New York, mais cette position semble s’effriter face à la réalité d’un accident mortel et d’une gestion du parc devenue incompatible avec le transport hippomobile.
<!– /wp:paragraph Cette violation souligne l'importance critique du respect des protocoles de sécurité pour éviter de tels incidents dans le secteur du transport public.Find more reporting in our Monde section.
