Le championnat Formula E revient à Sanya, en Chine, ce samedi 20 juin 2026 pour la 11e manche de la saison 2025/26. Sept ans après sa première visite, la compétition reprend ses droits sur l’île de Hainan, avec un circuit modifié et des enjeux stratégiques majeurs pour l’attraction de constructeurs chinois.
Un tracé modifié et la particularité du “tour zéro”
Le circuit de Sanya a évolué depuis mars 2019. Sa longueur est passée de 2,23 km à 2,48 km, et la course se disputera sur 37 tours, contre 36 lors de l’édition inaugurale. Les trois premiers virages, tous vers la gauche, ont été reconfigurés pour offrir une approche plus ouverte. L’une des spécificités les plus marquantes de cette édition est l’introduction d’un “tour zéro”. Ce format impose un départ décalé depuis une grille fictive située entre les virages 4 et 5. Les pilotes doivent rejoindre la ligne de départ, située au même endroit qu’en 2019, en respectant une limitation de vitesse stricte de 50 km/h. Le départ lancé s’effectue ensuite sur la grille située entre les virages 10 et 11, avec une distance de décalage de 535 mètres. Côté pilotage, un secteur précis devrait concentrer les tensions.“Le virage 9 sera le point d’attention. Nous y avons vu beaucoup d’action lorsque la Formule E a couru pour la première fois à Sanya, et je serais surpris que les pilotes soient plus polis cette fois-ci.”

La course pour attirer les constructeurs chinois
Au-delà du spectacle, Sanya est le terrain d’une opération de séduction. La Formule E cherche désespérément à intégrer un constructeur chinois majeur pour asseoir sa légitimité dans le berceau mondial du véhicule électrique. Si plusieurs fabricants sont invités lors de cette étape asiatique, le géant BYD semble se tourner vers un projet en Formule 1, laissant la porte ouverte à d’autres acteurs. L’exigence des constructeurs chinois est cependant élevée. Ils ne souhaitent pas entrer dans le championnat pour apprendre, mais pour gagner.“Je discute avec les constructeurs chinois, et ils sont très déterminés : s’ils entrent dans le championnat, ils veulent être compétitifs immédiatement et remporter des victoires tout de suite, car il existe une force dominante dans la fabrication de véhicules électriques. Ils veulent être capables de transposer cela de la route directement sur la piste. Et pour ceux d’entre nous qui sont dans le racing depuis un moment, nous savons que le succès sur piste prend parfois du temps, car il faut construire sa capacité et sa compréhension.”
Le calendrier Gen4 et les perspectives d’entrée
Pour répondre à cette exigence de performance immédiate, le timing technique est primordial. Le PDG de la compétition, Jeff Dodds, se montretrès optimiste à l’idée de voir un constructeur chinois dans le championnat à court terme, tout en restant pragmatique sur la fenêtre d’opportunité. L’entrée d’un constructeur complet, plutôt qu’un simple partenariat d’équipe, est envisagée pour une phase spécifique du cycle technologique.
“Le prochain point logique pour entrer dans le championnat se situe à mi-parcours de la Gen4. Si l’on suppose qu’il y aura une forme de Gen4 Evo, ce serait le point d’entrée logique pour un constructeur sur une base complète de constructeur, et pas seulement en tant que partenaire d’équipe.”

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