Publié le 28 octobre 2025 20h46. Après une nouvelle escalade de violence, Israël a ordonné des frappes aériennes « immédiates et intenses » sur la bande de Gaza, en réponse à des tirs du Hamas sur ses soldats à Rafah. Malgré ces tensions, Washington assure que le cessez-le-feu négocié reste en vigueur.
- Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donné l’ordre de mener des attaques contre des cibles à Gaza.
- Le ministre israélien de la Défense accuse le Hamas de retarder la restitution des dépouilles d’otages.
- Les États-Unis insistent sur le maintien du cessez-le-feu, négocié avec le Qatar et l’Égypte.
La situation au Moyen-Orient s’est à nouveau tendue ce lundi, après que des avions militaires israéliens ont mené des frappes sur la ville de Gaza. Selon des sources palestiniennes, au moins deux personnes ont été tuées dans ces opérations, ordonnées par le Premier ministre Netanyahu suite à une réunion du cabinet de sécurité.
Le ministre israélien de la Défense, Yoav Katz, a justifié ces frappes comme une réponse directe aux tirs du Hamas sur des soldats israéliens à Rafah. Il a également accusé l’organisation islamiste de freiner intentionnellement la restitution des corps d’otages, une promesse faite dans le cadre d’un plan de paix initialement proposé par l’administration Trump. Le Hamas a fermement nié ces allégations, affirmant son attachement à l’accord de cessez-le-feu.
L’affaire des otages reste un point de friction majeur. Si le Hamas s’était engagé à restituer un total de 28 dépouilles, seulement 13 ont été remises à ce jour. L’organisation justifie ce retard par les difficultés logistiques et les destructions massives sur le terrain, qui compliquent les opérations de recherche et de récupération.
Paradoxalement, lundi, le Hamas a remis à Israël la dépouille d’un otage. Une enquête médico-légale a révélé qu’il s’agissait des restes d’une personne déjà récupérée par l’armée israélienne à l’automne 2023.
Malgré ces incidents, le vice-président américain a tenu à rassurer, soulignant que le cessez-le-feu conclu le 10 octobre, soit environ deux ans après l’attaque du Hamas et le début de la guerre à Gaza, était toujours en vigueur. Il a minimisé l’impact des escarmouches sporadiques, affirmant qu’elles ne remettaient pas en cause l’accord négocié conjointement par les États-Unis, le Qatar et l’Égypte.
Néanmoins, des affrontements récents ont déjà fait plus de 90 victimes parmi les Palestiniens, selon les autorités sanitaires locales. Le week-end précédent, deux soldats israéliens avaient également été tués dans une attaque combinée à la roquette et à la grenade.
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