Publié le 29 septembre 2025 18:28:00. Le président américain Donald Trump s’est entretenu ce jour à la Maison Blanche avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans l’espoir de parvenir à un cessez-le-feu à Gaza et de relancer les négociations de paix, malgré les réserves anticipées de la partie israélienne.
La Maison Blanche mise sur l’habileté de négociation de Donald Trump pour débloquer la situation à Gaza. Selon des sources proches de la présidence, les discussions portent sur un plan de 21 points élaboré par l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, visant à mettre fin aux combats. La réunion, qui a débuté à 10 heures heure locale, se déroule dans un contexte de fortes tensions et d’incertitudes quant à l’acceptation d’une trêve par les deux parties.
Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a affirmé que “personne ne négocie mieux que Trump” et que cette initiative représente “le seul moyen de mettre fin à ce conflit”. Le président Trump a souligné la nécessité d’un arrêt des hostilités et de la libération de tous les otages, exprimant son optimisme quant à la signature d’un accord.
« Il doit y avoir une cessation des hostilités et la libération de tous les otages. Nous pensons que les deux parties signeront. »
Donald Trump, président des États-Unis
Les principaux points du plan de paix
- Une Gaza démilitarisée : La bande de Gaza devra être une zone exempte de terrorisme, ne constituant plus une menace pour ses voisins.
- Reconstruction et aide humanitaire : Gaza sera reconstruite au profit de sa population, qui a considérablement souffert des conséquences du conflit.
- Cessez-le-feu immédiat : L’acceptation du plan par les deux parties entraînerait un arrêt immédiat des combats et le retrait des forces israéliennes jusqu’à une ligne convenue, en préparation de la libération des otages. Toutes les opérations militaires, y compris les frappes aériennes et d’artillerie, seraient suspendues.
- Libération des otages : Dans les 72 heures suivant l’accord, tous les otages, vivants ou décédés, seraient restitués à leurs familles.
- Libération de prisonniers : En contrepartie, Israël libérerait 250 prisonniers condamnés à la réclusion à perpétuité, ainsi que 1 700 Gazaouis détenus depuis le 7 octobre 2023, notamment les femmes et les enfants. Pour chaque otage israélien dont les restes seraient restitués, Israël libérerait les restes de 15 Gazaouis décédés.
- Amnistie et exil : Les membres du Hamas qui s’engageraient à coexister pacifiquement et à désarmer seraient amnistiés. Ceux qui souhaiteraient quitter Gaza se verraient accorder un sauf-conduit vers d’autres pays.
- Aide humanitaire immédiate : Une aide massive serait acheminée vers Gaza dès l’acceptation de l’accord, notamment pour la réhabilitation des infrastructures (eau, électricité, assainissement), des hôpitaux et des boulangeries.
- Distribution de l’aide : La distribution de l’aide serait assurée par les Nations Unies, le Croissant-Rouge et d’autres organisations internationales neutres, via le point de passage de Rafah.
- Gouvernance palestinienne : Gaza serait administrée par un comité palestinien technocratique et apolitique, supervisé par un nouvel organe de transition international, le “Conseil de la Paix”, présidé par Donald Trump et composé d’autres chefs d’État, dont l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Ce conseil superviserait la reconstruction de Gaza jusqu’à ce que l’Autorité palestinienne puisse reprendre le contrôle.
- Plan de développement économique : Un plan de développement économique serait mis en œuvre pour revitaliser Gaza, en s’inspirant des succès de villes modernes du Moyen-Orient.
- Zone économique spéciale : Une zone économique spéciale serait créée avec des avantages fiscaux et des droits d’accès préférentiels.
- Liberté de mouvement : Personne ne serait contraint de quitter Gaza, et ceux qui le souhaiteraient pourraient le faire librement et y revenir.
- Démilitarisation : Le Hamas et les autres factions s’engageraient à ne pas participer à la gouvernance de Gaza, ni directement ni indirectement. Toutes les infrastructures militaires seraient détruites et un processus de démilitarisation serait mis en œuvre sous la supervision d’observateurs indépendants.
- Garanties régionales : Les partenaires régionaux veilleraient à ce que le Hamas respecte ses engagements et que Gaza ne représente plus une menace pour ses voisins.
- Force de stabilisation internationale : Une force de stabilisation internationale temporaire (FSI) serait déployée à Gaza, en collaboration avec les États-Unis et les partenaires arabes, pour former et soutenir les forces de police palestiniennes.
- Retrait israélien : Israël ne devrait pas occuper ou annexer Gaza. Les Forces de défense israéliennes (FDI) se retireraient progressivement, en fonction des progrès de la démilitarisation.
- Continuité de l’aide : En cas de retard ou de rejet de la proposition, l’aide humanitaire continuerait d’être acheminée vers les zones démilitarisées contrôlées par la FSI.
- Dialogue interreligieux : Un processus de dialogue interreligieux serait lancé pour promouvoir la tolérance et la coexistence pacifique.
- Autodétermination palestinienne : La mise en œuvre du plan de reconstruction et de réforme de l’Autorité palestinienne ouvrirait la voie à une solution politique et à la création d’un État palestinien.
- Négociations de paix : Les États-Unis faciliteraient un dialogue entre Israël et les Palestiniens pour définir un horizon politique pour une coexistence pacifique et prospère.
Les prochaines heures seront cruciales pour déterminer si les parties accepteront ce plan. Les réserves israéliennes, notamment concernant la libération de prisonniers et les garanties de sécurité, pourraient constituer un obstacle majeur. La communauté internationale observe attentivement l’évolution de la situation, espérant une issue pacifique à ce conflit prolongé.
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