Publié le 14 décembre 2025 à 17h19. Alors que la première phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza touche à sa fin, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirme qu’Israël conservera une totale autonomie dans ses décisions concernant les prochaines étapes, tout en accusant le Hamas de violations répétées.
- Israël affirme qu’il approche de la fin de la première phase du cessez-le-feu à Gaza, tout en se réservant le droit de décider de ses actions futures.
- La prochaine phase envisagée comprend le désarmement du Hamas, la mise en place d’un gouvernement de transition, le déploiement d’une force internationale et un éventuel retrait israélien de Gaza.
- Des organisations de défense des droits de l’homme expriment des doutes quant à un retrait complet des troupes israéliennes, compte tenu de la position historique du gouvernement Netanyahu.
Benjamin Netanyahu a réaffirmé ce dimanche qu’Israël ne tolérerait aucune violation de l’accord de cessez-le-feu conclu avec le Hamas. Dans un communiqué, il a souligné la détermination de son gouvernement à garantir la sécurité du pays et de ses soldats.
« Nous approchons de la fin de la première phase (…) Notre politique restera ferme et indépendante. Nous décidons des actions, nous décidons des réponses. Nous décidons de ce qui doit être fait pour garantir la sécurité d’Israël et la sécurité des soldats israéliens. »
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien
La deuxième phase de l’accord, dont les détails restent à préciser, prévoit notamment le désarmement du groupe islamiste palestinien Hamas, l’établissement d’un gouvernement technocratique de transition pour la bande de Gaza, l’arrivée d’une force internationale de stabilisation et, hypothétiquement, le retrait d’Israël, qui contrôle actuellement plus de 50 % du territoire gazouien.
Netanyahu a également mis en garde contre toute tentative de relance des activités terroristes.
« Notre politique est claire : nous ne tolérerons pas une violation systématique de l’accord de cessez-le-feu auquel le Hamas s’est engagé dans le cadre de ce plan. Quiconque tente de lancer, de diriger ou d’organiser le terrorisme contre nous est dans la ligne de mire. »
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien
Depuis le début du cessez-le-feu il y a deux mois, l’armée israélienne a tué au moins 380 Palestiniens et blessé 992 autres, selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza. Parallèlement, Israël a procédé à la destruction de bâtiments et de maisons, en particulier dans les zones situées à l’intérieur de la “ligne jaune” – la zone de retrait des troupes israéliennes – où l’accès aux civils gazouiens est interdit.
Le Hamas accuse Israël de violations quotidiennes du cessez-le-feu, entraînant la mort de nombreux civils. L’armée israélienne qualifie ces personnes de “terroristes présumés”, affirmant qu’elles tentent de franchir la “ligne jaune”. Cependant, la population gazouie se plaint que cette ligne n’est pas clairement définie et que ses limites varient constamment.
Les principales organisations de défense des droits de l’homme se montrent sceptiques quant à la possibilité d’un retrait complet des troupes israéliennes de Gaza, rappelant que le gouvernement Netanyahu s’y est toujours opposé, estimant que cela est essentiel pour assurer la sécurité des communautés frontalières israéliennes.
Depuis le lancement de l’offensive israélienne à Gaza en octobre 2023, en réponse aux attaques du Hamas, plus de 70 600 Palestiniens ont été tués et plus de 171 095 blessés, selon le ministère de la Santé. Cette offensive a été qualifiée de génocide par plusieurs ONG et rapporteurs internationaux.
Pour aller plus loin
