Le 20 juillet 2026, la Norvège a inauguré un nouveau mémorial en mémoire des victimes de l’attentat de 2011 perpétré par Anders Behring Breivik à Utoya et à Oslo, selon des déclarations officielles.
Le mémorial, situé à Oslo, a été ouvert au public le 20 juillet 2026, marquant le 15e anniversaire de l’attentat qui a coûté la vie à 77 personnes. L’inauguration a été réalisée par le Premier ministre Jonas Gahr Støre, qui a souligné l’importance de « conserver la mémoire de ces tragédies pour éviter qu’elles ne se répètent ».
Un lieu dédié à la mémoire des victimes
Le mémorial, conçu par l’architecte norvégien Snøhetta, inclut une salle d’exposition, un jardin commémoratif et un espace d’information. Selon le ministère norvégien de la Culture, le projet a coûté 12 millions de couronnes norvégiennes (environ 1,2 million d’euros) et a été financé par l’État et des dons privés. « Ce lieu est un rappel constant de la fragilité de la démocratie et de l’importance de la solidarité », a déclaré le ministre de la Culture, Ida Njåstad.
La mémoire de l’attentat de 2011
L’attentat du 22 juillet 2011, perpétré par Anders Behring Breivik, a été l’un des événements les plus sanglants de l’histoire moderne de la Norvège. Breivik a tué 69 personnes à Utoya, île où se tenait un camp de formation politique de la gauche, avant de se rendre à Oslo pour attaquer le siège du parti travailliste, tuant huit autres personnes. Le tribunal norvégien a condamné Breivik à 21 ans de prison en 2012, une peine considérée comme symbolique en raison de la loi norvégienne interdisant les peines supérieures à 21 ans.
Réactions et débats publics
L’inauguration a suscité des réactions mitigées. Le groupe « Utoya Remember », qui représente les familles des victimes, a salué le mémorial comme un « geste de respect », mais a critiqué le manque de mesures concrètes pour lutter contre l’extrémisme. « Le mémorial est important, mais il ne doit pas remplacer des actions politiques », a affirmé Tone Sørum, présidente de l’association. En revanche, le parti conservateur Høyre a souligné l’importance de « rappeler l’horreur de l’attentat sans tomber dans l’obsession du passé ».
Les défis de la commémoration
Le mémorial s’inscrit dans un débat plus large sur la manière de gérer les traumatismes historiques en Norvège. Selon l’historien Erling Sandvik, « la mémoire collective doit équilibrer la réparation et l’oubli. Ce mémorial est une étape, mais il ne résout pas les tensions profondes liées à l’extrémisme ». Les autorités norvégiennes ont également annoncé des mesures complémentaires, comme des programmes éducatifs sur la démocratie, afin de prévenir les violences extrémistes.
Pour aller plus loin
