Publié le 16 novembre 2025 à 13h47. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé son intention de désarmer le Hamas, tout en maintenant une opposition ferme à la création d’un État palestinien à l’ouest du Jourdain, alors qu’un projet de résolution de l’ONU évoque pour la première fois la possibilité d’une autodétermination palestinienne.
- Benjamin Netanyahu insiste sur le désarmement du Hamas, par tous les moyens nécessaires.
- Israël maintient son opposition à la création d’un État palestinien dans les territoires occupés.
- Un projet de résolution de l’ONU mentionne, pour la première fois, la possibilité d’un État palestinien après des réformes de l’Autorité palestinienne.
Dans une déclaration faite dimanche lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement, Benjamin Netanyahu a été catégorique :
« Le Hamas sera désarmé. C’est ce que j’ai dit et c’est ce qu’a dit le président américain Donald Trump. »
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien
Il a ajouté que l’opposition d’Israël à la création d’un État palestinien à l’ouest du Jourdain restait inchangée :
« Notre opposition à la création d’un État palestinien sur quelque partie que ce soit du territoire n’a pas changé. Gaza sera désarmée, et le Hamas sera désarmé, de la manière la plus facile ou la plus difficile. »
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien
Ce durcissement de ton intervient alors qu’un projet de résolution soumis au Conseil de sécurité de l’ONU, concernant le déploiement d’une force internationale de sécurité dans la bande de Gaza, fait une référence inédite à un État palestinien. Le document, consulté jeudi par l’Agence France-Presse, stipule que
« Après avoir fidèlement mis en œuvre le programme de réforme de l’Autorité palestinienne et réalisé des progrès dans le réaménagement de Gaza, les conditions pourraient enfin être créées pour une voie fiable vers l’autodétermination et la création d’un État palestinien. »
Le projet de résolution prévoit également le lancement d’un dialogue entre Israël et les Palestiniens, sous l’égide des États-Unis, afin de définir une perspective politique pour une coexistence pacifique et prospère. Cette clause reprend la formulation utilisée dans le plan américain pour Gaza, mais c’est la première fois que la mention d’un État palestinien apparaît directement dans le corps de la résolution, et non plus seulement en annexe.