Publié le 22 novembre 2025 06:21:00. Les négociations climatiques à Belém peinent à converger sur une stratégie concrète de réduction des énergies fossiles, malgré un consensus sur la nécessité d’une transition énergétique. Les Pays-Bas, co-organisateurs d’une conférence spéciale sur le sujet, sont pointés du doigt pour leur politique énergétique interne.
- Les pays participants au sommet climatique de Belém se concentrent sur l’élaboration d’une feuille de route pour réduire leur dépendance au gaz, au pétrole et au charbon.
- Une interdiction pure et simple des énergies fossiles n’est pas envisagée à court terme, en raison des conséquences immédiates sur l’approvisionnement énergétique et l’économie.
- L’organisation d’une conférence spéciale par les Pays-Bas et la Colombie vise à accélérer la transition vers une énergie verte, mais la politique néerlandaise de forage gazier en mer du Nord suscite des critiques.
Le sommet sur le climat de Belém est marqué par des discussions difficiles concernant l’avenir des énergies fossiles. Si l’objectif d’une transition vers une énergie verte et durable est largement partagé, les modalités de sa mise en œuvre restent floues. La ministre néerlandaise de l’Environnement, Vivianne Heemskerk (Hermans dans le texte source), insiste sur la nécessité d’une approche pragmatique et progressive.
« Si nous arrêtions cela d’aujourd’hui à demain, nous ne pourrions plus chauffer les maisons, les hôpitaux ne pourraient plus fonctionner et de nombreuses usines ne pourraient plus fonctionner. Nous ne pouvons pas nous le permettre. »
Vivianne Heemskerk, ministre néerlandaise de l’Environnement
Cependant, la ministre reconnaît l’urgence d’agir et souligne l’importance d’une coopération internationale pour accélérer la transition. Elle rappelle que les Pays-Bas, bien que confrontés à des difficultés pour atteindre leurs propres objectifs climatiques pour 2030, s’engagent à développer leur propre énergie verte et propre.
Cette volonté de coopération se traduit par l’organisation, avec la Colombie, d’une conférence spéciale dédiée à l’élimination progressive des combustibles fossiles. L’objectif est de permettre aux pays participants de présenter leurs plans d’action et de trouver des solutions communes.
Bas Eickhout, leader des Verts européens au nom de GroenLinks-PvdA, salue cette initiative, estimant qu’elle obligera les pays à expliciter leurs engagements. Toutefois, il critique l’ambivalence de la politique néerlandaise, qui prévoit en parallèle l’ouverture de nouveaux gisements de gaz en mer du Nord.
« Si des pays veulent en même temps ouvrir des gisements de gaz dans la mer du Nord, comme les Pays-Bas envisagent de le faire, cela révèle l’hypocrisie, car cela ne peut pas être dans les deux sens. »
Bas Eickhout, leader des Verts européens
Le sommet de Belém intervient deux ans après l’accord conclu à Dubaï, qui appelait le monde à « s’éloigner » des énergies fossiles. Malgré cet engagement, les progrès concrets restent limités. Selon Vivianne Heemskerk, il est crucial de maintenir le dialogue et de conclure des accords internationaux pour éviter de compromettre la compétitivité des Pays-Bas dans cette transition.
« Nous avons dit avec ces pays : quoi qu’il en résulte, nous nous asseyons autour de la table et concluons ensemble des accords pour lutter contre le changement climatique. De telle manière que ce soit bon pour le climat et bon pour notre économie et notre sécurité. »
Vivianne Heemskerk, ministre néerlandaise de l’Environnement
Les espoirs de voir une feuille de route pour l’élimination progressive des combustibles fossiles figurer dans la déclaration finale du sommet de Belém s’amenuisent, selon des sources proches des négociations.