Publié le 12 octobre 2025 18:42:00. Washington exclut toute négociation avec les cartels de la drogue, tout en intensifiant ses opérations militaires contre les trafiquants dans les Caraïbes et le Pacifique, suscitant des inquiétudes régionales.
- Les États-Unis ont détruit au moins 29 navires soupçonnés de trafic de drogue, entraînant la mort d’au moins 104 personnes.
- Le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que Washington ne négociera pas avec des organisations criminelles telles que MS-13, le Train d’Aragua, l’ELN colombienne ou des groupes issus des FARC.
- Donald Trump a menacé de lancer des attaques terrestres « très prochainement », sans préciser les pays ciblés, provoquant une vive réaction dans la région.
Les États-Unis ne comptent pas établir de dialogue avec les cartels de la drogue, a déclaré fermement le secrétaire d’État Marco Rubio ce vendredi, alors que se poursuit une campagne d’attaques contre des embarcations suspectées de transporter des stupéfiants dans les Caraïbes et le Pacifique. Selon Rubio, une approche de négociation serait vaine.
« Nous ne signons pas d’accord de paix avec les gangs de trafiquants de drogue. Nous ne pouvons pas parvenir à un accord de paix avec MS-13, nous ne pouvons pas parvenir à un accord de paix avec le Train d’Aragua. »
Marco Rubio, Secrétaire d’État
Cette intransigeance s’étend également à la guérilla colombienne ELN et aux petits groupes issus des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), accusés de continuer à alimenter le marché américain en drogue, ou de collaborer avec les cartels mexicains. Rubio a comparé ces organisations à la mafia, soulignant l’impossibilité d’un compromis.
« Vous ne pouvez pas signer un accord de paix avec ces gens de la même manière que vous ne pourriez pas signer avec une mafia. »
Marco Rubio, Secrétaire d’État
L’administration Trump a classé la majorité de ces cartels comme des « organisations terroristes », justifiant ainsi, selon elle, les opérations militaires menées contre eux. À ce jour, au moins 29 navires ont été détruits, causant la mort d’au moins 104 personnes que Washington qualifie de « narcoterroristes ».
Donald Trump a par ailleurs laissé entendre la possibilité d’attaques terrestres imminentes, sans toutefois identifier les pays qui pourraient être visés. Cette annonce a suscité l’inquiétude dans la région, où plusieurs pays, notamment ceux gouvernés par des partis de gauche, accusent Washington de « semer les germes de la guerre ».
Rubio a réaffirmé que la menace principale dans la région réside dans le crime organisé et le trafic de drogue, estimant que tous les pays, y compris les plus critiques envers la politique américaine, partagent ce constat.