Publié le 24 octobre 2025 16:22:00. Les applications de remise en forme, pourtant conçues pour encourager un mode de vie sain, pourraient paradoxalement avoir un impact négatif sur le moral et le bien-être émotionnel de leurs utilisateurs, selon une nouvelle étude de l’University College London.
- Une analyse de plus de 58 000 messages sur X (anciennement Twitter) révèle qu’environ 23,6 % des publications concernant les cinq applications de fitness les plus populaires expriment un sentiment négatif.
- Les thèmes récurrents de ces critiques incluent les difficultés liées au suivi précis de l’alimentation et de l’activité physique, la complexité des algorithmes utilisés et les problèmes techniques rencontrés.
- L’étude souligne que la pression exercée par ces applications peut engendrer un sentiment de honte et de découragement, contrevenant à leur objectif initial.
Une recherche menée conjointement par le Dr Lucy Porter, du Centre pour le changement de comportement (CBC) de l’University College London, et ses collègues, a examiné plus de 58 000 messages publiés sur X concernant les cinq applications de fitness les plus rentables. L’analyse a révélé que 13 799 de ces messages exprimaient un sentiment négatif envers ces outils.
L’étude a identifié plusieurs sources de mécontentement. Les utilisateurs se plaignent notamment des difficultés à quantifier précisément leur alimentation et leur activité physique, ainsi que de la complexité des algorithmes qui tentent de suivre les calories et l’exercice. Des problèmes techniques et des dysfonctionnements des applications ont également été fréquemment mentionnés, tout comme les réactions émotionnelles négatives suscitées par les notifications incessantes.
Le Dr Lucy Porter explique :
« Nous savons, grâce à des recherches antérieures, que se sentir honteux et malheureux dans sa peau ne favorisera pas un changement de comportement sain et à long terme. Ce que nous devons maintenant savoir, c’est dans quelle mesure ces effets sur le moral et le bien-être émotionnel sont omniprésents, et s’il est possible de faire quelque chose pour adapter les applications de fitness afin qu’elles répondent mieux aux besoins des gens. »
Dr Lucy Porter, Centre pour le changement de comportement
Cette étude met en lumière la nécessité de repenser la conception des applications de fitness afin de minimiser leur impact négatif sur la santé mentale des utilisateurs. Les résultats suggèrent qu’une approche plus nuancée et personnalisée pourrait être plus efficace pour encourager des changements de comportement durables.
Pour en savoir plus, consultez l’article complet publié dans le Journal britannique de psychologie de la santé.
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