Édition française
En continu
---Advertisement---

Technologie et science

Watch a SpaceX Falcon 9 rocket launch for record-breaking 36th time early on July 9

SpaceX lancera une fusée Falcon 9 le jeudi 9 juillet 2026 depuis la station Cape Canaveral, en Floride, pour déployer 29 satellites Starlink. Le booster utilisé, identifié sous le numéro 1067, établira un nouveau record historique pour l'entreprise…

Le booster 1067 et l'industrialisation de l'orbite basse

SpaceX lancera une fusée Falcon 9 le jeudi 9 juillet 2026 depuis la station Cape Canaveral, en Floride, pour déployer 29 satellites Starlink. Le booster utilisé, identifié sous le numéro 1067, établira un nouveau record historique pour l’entreprise en effectuant son 36e vol orbital, selon les informations de Space.com.

Le booster 1067 et l’industrialisation de l’orbite basse

Le booster 1067 et l'industrialisation de l'orbite basse

Le vol prévu ce jeudi ne se résume pas à une simple livraison de satellites. Avec 35 missions orbitales déjà à son actif, le booster 1067 s’apprête à devenir le lanceur le plus utilisé de l’histoire de SpaceX. Pour mettre ce chiffre en perspective, le record global reste détenu par la navette spatiale Discovery de la NASA, qui a effectué 39 vols.

L’objectif immédiat est le déploiement de 29 satellites Starlink en orbite terrestre basse (LEO), une opération qui interviendra environ 63,5 minutes après le décollage. Cette mission s’inscrit dans une cadence effrénée : elle sera la 80e mission d’un Falcon 9 pour l’année 2026. Environ 80 % des vols de l’année sont consacrés à l’expansion de Starlink, une constellation qui compte désormais plus de 10 700 satellites actifs, d’après les données de l’astronome Jonathan McDowell.

L’aspect le plus significatif ici est la trajectoire de la réutilisabilité. En mai 2024, le record était de 21 vols pour le booster B1062. Le fait d’atteindre 36 vols avec le 1067 démontre que SpaceX a franchi un cap : le booster n’est plus un prototype que l’on surveille avec anxiété, mais un actif industriel durable. Après la séparation du second étage, le 1067 devrait revenir sur Terre environ 8,5 minutes après le décollage pour se poser sur le drone ship nommé « A Shortfall of Gravitas » dans l’océan Atlantique.

L’espace comme extension de la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs

L'espace comme extension de la chaîne d'approvisionnement des semi-conducteurs

Si les vols Starlink semblent routiniers, SpaceX transforme ses boosters en véritables laboratoires de test pour des tiers. Le 5 juillet 2026, lors de la mission Starlink 10-50, le premier étage du Falcon 9 a transporté deux « Fabships » pour le compte de la startup Besxar, basée à Washington D.C., comme le rapporte Spaceflight Now.

Ces unités de fabrication, appelées « Clipper Class » et comparables à la taille d’un four à micro-ondes, visent à utiliser le vide spatial pour produire des substrats et des matériaux précurseurs ultra-purs pour les semi-conducteurs. L’idée est de contourner les limites physiques rencontrées sur Terre, notamment en matière de refroidissement et de pureté du vide.

« Nous atteignons les limites de ce qui peut être construit sur Terre. Les centres de données d’IA sont sous pression face aux limites de puissance et de refroidissement, le silicium approche de sa limite physique, et les usines de fabrication ne peuvent pas atteindre le vide ou les rendements que demandent les matériaux de nouvelle génération. »
Ashley Pilipiszyn, fondatrice et PDG de Besxar

Pour Besxar, ces vols suborbitaux de courte durée — environ huit minutes et 19 secondes pour la mission du 5 juillet — permettent d’itérer rapidement. Le défi n’est pas seulement la fabrication, mais la survie du matériau lors du retour atmosphérique. Ashley Pilipiszyn a comparé ce processus au « défi ultime de la chute de l’œuf », soulignant la nécessité de ramener les wafers de semi-conducteurs sans aucune fissure ni dommage. La startup a d’ailleurs réservé 12 vols Falcon 9 pour affiner ce processus, transformant l’espace en un maillon critique de la chaîne d’approvisionnement technologique américaine.

Diversification des charges utiles : le cas Transporter-17

Diversification des charges utiles : le cas Transporter-17
Photo: Santa Ynez Valley News

Parallèlement aux missions Starlink, SpaceX continue de dominer le marché du « rideshare » avec la mission Transporter-17. Lancée depuis la base spatiale de Vandenberg, cette mission a déployé 81 charges utiles en orbite héliosynchrone (SSO).

Selon KeepTrack Space Brief, le manifeste de Transporter-17 était particulièrement hétérogène, incluant :

  • Des satellites de détection d’incendies.
  • Des démonstrateurs technologiques militaires.
  • Des imprimantes 3D spatiales.
  • Des cubesats et microsats.

Le booster utilisé pour Transporter-17 en était à son 11e vol et a atterri sur le drone ship « Of Course I Still Love You » dans l’océan Pacifique. Cette dualité entre les vols dédiés à Starlink et les missions Transporter montre la capacité de SpaceX à gérer deux flux logistiques distincts : l’un pour son propre compte, l’autre comme transporteur universel pour des dizaines de nations et d’agences.

Logistique et observation du lancement du 9 juillet

Pour les observateurs en Floride, le lancement de la mission Starlink 10-42 ce jeudi offre des opportunités visuelles uniques. D’après Florida Today, la fenêtre de lancement est fixée entre 5h05 et 9h05 (heure de l’Est).

Avec une trajectoire vers le nord-est, la fusée pourrait être visible depuis Jacksonville Beach, à environ 260 kilomètres au nord de Cape Canaveral, et jusqu’à West Palm Beach au sud. L’heure matinale favorise l’apparition de traînées de condensation lumineuses dans le ciel sombre, un phénomène particulièrement prisé des photographes.

Le succès de ce 36e vol pour le booster 1067 confirmera une fois de plus la viabilité économique du modèle de SpaceX. En réduisant le coût marginal de chaque lancement grâce à une réutilisation poussée, l’entreprise ne se contente plus de lancer des satellites ; elle crée une infrastructure où le transport spatial devient un service banal, permettant à des startups comme Besxar de tester des usines orbitales sans avoir à construire leur propre lanceur.

L’attention se portera désormais sur la capacité du 1067 à maintenir ses performances lors de ses prochains vols, alors qu’il se rapproche dangereusement du record historique de la navette Discovery.

Find more reporting in our Technologie et science section.

SpaceX's Record-Breaking 133rd Falcon 9 Launch: Watch Live!

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.