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Publié le 30 novembre 2023 15h32. Les autorités de la province de Santa Fe ont simplifié le dépôt de plaintes pénales grâce à une extension du service CD+911, permettant aux citoyens de signaler des délits par téléphone en…

Publié le 30 novembre 2023 15h32. Les autorités de la province de Santa Fe ont simplifié le dépôt de plaintes pénales grâce à une extension du service CD+911, permettant aux citoyens de signaler des délits par téléphone en composant le 911. Cette initiative, lancée en mars dernier, a déjà conduit à des arrestations significatives, notamment dans des affaires d’escroquerie.

  • Le CD+911 permet de déposer plainte par téléphone en composant le 911 dans les zones équipées.
  • Plus de 1 300 appels ont été enregistrés dans la capitale de Santa Fe depuis mars, dont 902 plaintes formelles.
  • Un escroc de Santo Tomé, accusé d’avoir arnaqué cinq femmes pour un préjudice total d’environ 70 millions de pesos, a été arrêté grâce à cette nouvelle procédure.

La Secrétaire de Gestion Institutionnelle du Ministère de la Justice et de la Sécurité, Virginia Coudannes, a annoncé que le système CD+911 (Centro de Denuncias + 911) est en pleine expansion dans la province de Santa Fe. Lancé en mars dernier à l’initiative du gouverneur Maximiliano Pullaro et du ministre de la Justice et de la Sécurité, Pablo Cococcioni, ce dispositif vise à faciliter le dépôt de plaintes pour les citoyens. L’objectif est de couvrir plus de 80% de la population d’ici la fin du mandat actuel.

Selon les chiffres communiqués au 31 octobre, plus de 1 300 appels ont été enregistrés dans la capitale, se traduisant par 902 plaintes formelles et 415 demandes d’orientation procédurale. Les délits les plus fréquemment signalés concernent les menaces, les vols et les escroqueries.

Un exemple concret de l’efficacité du CD+911 est l’arrestation d’un homme de 37 ans, originaire de Santo Tomé, accusé d’avoir escroqué cinq femmes avec lesquelles il entretenait des relations amoureuses. C’est une dénonciation effectuée via le centre de plaintes qui a déclenché l’enquête, menée conjointement par la police judiciaire et la procureure Yanina Tolosa du Ministère Public (MPA).

L’individu est en détention préventive depuis septembre, accusé d’escroqueries répétées. Le préjudice économique subi par les victimes est estimé à environ 70 millions de pesos (valeur d’origine conservée). L’escroc aurait gagné la confiance de ses victimes avant d’accéder à leurs données personnelles, qu’il a ensuite utilisées pour contracter des prêts, obtenir des cartes de crédit et ouvrir des comptes bancaires, causant ainsi des dommages financiers et émotionnels considérables.

Les centres de plaintes offrent un accès rapide et direct au parquet, avec l’assistance de professionnels qui conseillent les victimes et coordonnent leur orientation vers les organisations d’aide appropriées. Depuis mars, il est possible de signaler un crime en composant le 911 (CD+911), sans avoir à se déplacer physiquement.

« Le système est déjà opérationnel dans différentes parties de la province et est prêt à être déployé dans les principales villes et zones métropolitaines. »

Virginia Coudannes, Secrétaire de Gestion Institutionnelle du Ministère de la Justice et de la Sécurité

Le traitement des plaintes via CD+911 est assuré par des avocats dans le cadre d’accords avec les Ordres des Avocats. Le plaignant reçoit un certificat numérique par courrier électronique, et sa plainte est transmise au MPA. Dans les situations urgentes, des protocoles spécifiques sont activés, comme la notification immédiate au procureur de service ou l’intervention des unités spécialisées, comme dans l’affaire du fraudeur de Santo Tomás. La durée approximative du processus de dépôt de plainte via CD+911 est de 30 à 45 minutes.

Face à la multiplication des arnaques basées sur la confiance et la manipulation psychologique, telles que l’ingénierie sociale, il est crucial de faire preuve de vigilance pour éviter de devenir victime de cybercriminalité. Il est recommandé de ne jamais ouvrir d’e-mails ou de cliquer sur des liens suspects, de se méfier des demandes de données personnelles par des canaux non officiels (réseaux sociaux, SMS, e-mail) et de sécuriser ses appareils avec des mots de passe robustes (plus de 8 caractères, incluant majuscules, chiffres et caractères spéciaux) et l’authentification à deux facteurs, notamment sur des applications comme WhatsApp.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.