OpenAI, à l’origine de technologies d’intelligence artificielle de pointe comme ChatGPT et Sora, s’attaque désormais à un nouveau défi : la création musicale. L’entreprise collabore déjà avec des institutions prestigieuses pour développer une IA capable de composer des œuvres originales, ouvrant la voie à des applications potentielles dans divers secteurs, de la publicité au divertissement.
Selon des informations obtenues par Les Informations, OpenAI a établi un partenariat avec le Juilliard School, une école d’art de renommée mondiale, afin de constituer une base de données essentielle à l’apprentissage de son IA. Les étudiants de Juilliard fournissent des partitions, des mélodies et du matériel pédagogique qui serviront à entraîner les algorithmes à composer de manière autonome.
L’objectif d’OpenAI est double : intégrer la génération musicale à ses outils existants, tels que ChatGPT et Sora, et proposer du contenu sonore personnalisé, tant pour un usage personnel que professionnel. Dans le secteur de la publicité, par exemple, les agences pourraient utiliser ce logiciel pour créer des bandes sonores sur mesure pour leurs campagnes, réduisant ainsi les délais et les coûts de production.
OpenAI n’est pas seul sur ce terrain. Le marché de l’IA musicale est en pleine expansion, comme l’a souligné l’agence de presse ANSA en mai dernier, avec le lancement par Google de la deuxième génération de son modèle musical Lyria. D’autres startups, telles que Suno et Share, ont également démontré le potentiel économique de la musique générée par l’IA. Suno a ainsi vu ses revenus annuels récurrents quadrupler, atteignant 150 millions de dollars (environ 138 millions d’euros), témoignant d’une demande croissante pour ces solutions créatives numériques.
Cependant, l’intégration de l’IA dans le monde de la musique soulève des questions juridiques complexes. Les Informations rapportent qu’OpenAI devra probablement négocier avec les maisons de disques afin d’éviter des litiges liés à la violation du droit d’auteur. La Recording Industry Association of America (RIAA), qui représente des géants tels qu’Universal Music Group, Sony et Warner Bros, a déjà intenté des poursuites contre plusieurs entreprises d’intelligence artificielle, les accusant d’avoir entraîné leurs modèles sur des chansons protégées par le droit d’auteur sans autorisation. La gestion des droits d’auteur s’annonce donc comme un enjeu crucial pour l’avenir de la musique générée par l’IA.
Si ces obstacles juridiques sont surmontés, les applications de cette technologie pourraient être considérables. Les utilisateurs de ChatGPT pourraient ainsi recevoir des compositions musicales uniques, tandis que Sora pourrait intégrer des bandes sonores personnalisées à ses vidéos en temps réel. Dans le domaine de la publicité, l’IA musicale permettrait de créer des campagnes plus engageantes et adaptées aux besoins spécifiques de chaque client.
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