Publié le 19 décembre 2025 14h00. La préparation du programme Artemis de la NASA s’accélère avec l’arrivée en Floride du module de service européen ESM-4 et la progression des travaux sur les réservoirs de carburant de la fusée SLS, tandis que la nomination de Jared Isaacman à la tête de l’agence spatiale américaine franchit une étape cruciale.
- Le module de service européen ESM-4, essentiel à la mission Artemis IV, a été livré au Kennedy Space Center en Floride.
- La soudure du réservoir d’hydrogène liquide pour l’étage central de la fusée SLS, destiné à Artemis IV, est achevée et les tests débutent.
- Jared Isaacman s’est engagé à coopérer pleinement avec le Sénat américain dans le cadre de son processus de confirmation en tant qu’administrateur de la NASA.
L’Europe joue un rôle clé dans le programme Artemis de la NASA, qui vise à établir une présence humaine durable sur la Lune. Le module de service européen ESM-4, fabriqué par Airbus Space à Brême, en Allemagne, est un composant vital du vaisseau spatial Orion. Après un voyage par voie maritime, le conteneur abritant l’ESM-4 est arrivé à Port Canaveral le 17 décembre et a été acheminé vers le bâtiment O&C du Kennedy Space Center, où il subira des tests approfondis avant son intégration à Orion. Ce module fournira notamment l’énergie électrique et le contrôle thermique au vaisseau spatial.
Parallèlement, les travaux avancent sur la fusée Space Launch System (SLS) qui propulsera les missions Artemis. Le réservoir d’hydrogène liquide pour l’étage central de la SLS, destiné à la mission Artemis IV, a été achevé début novembre et a subi des contrôles dimensionnels après avoir été retiré de l’installation de soudage VAC. Il sera bientôt soumis à une série de tests mécaniques pour vérifier l’intégrité de ses soudures. La production se poursuit également sur les réservoirs pour l’étage supérieur (EUS) de la SLS.
L’engagement de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) dans le programme Artemis est basé sur un accord d’échange de services. En contrepartie de la participation de l’ESA au programme Orion, la NASA offre aux astronautes européens des opportunités de vol vers la Station Spatiale Internationale (ISS) et, désormais, vers la future station spatiale Gateway, en orbite autour de la Lune. Lors d’une récente réunion du Conseil de l’ESA, il a été annoncé qu’un astronaute allemand sera le premier Européen à s’envoler vers Gateway dans le cadre de la mission Artemis IV. Des sièges sont également réservés à des astronautes français et italiens pour de futures missions.
La coopération entre la NASA et l’ESA s’est construite au fil des années, débutant en 2011 avec la recherche de moyens pour l’ESA de remplir ses obligations de contrepartie pour l’utilisation de l’ISS après les missions cargo ATV. Depuis, plusieurs accords ont été conclus pour étendre cette collaboration, incluant la fourniture de modules de service supplémentaires pour Orion en échange de temps de vol pour les astronautes européens. L’accord actuel prévoit la livraison de six modules de service (ESM-1 à ESM-6) jusqu’en 2030.
Enfin, lors de sa récente audition devant le Sénat, Jared Isaacman, candidat au poste d’administrateur de la NASA, a déclaré qu’il s’engagerait à « se conformer pleinement et en temps opportun » aux dispositions de la loi HR1 du 4 juillet. Cette loi finance notamment le programme Gateway et la production de deux lanceurs SLS pour les missions Artemis IV et Artemis V. SpacePolicyOnline rapporte que sa nomination pourrait être approuvée prochainement par le Sénat.
Sources d’informations :
https://spacepolicyonline.com/
http://www.transterrestrial.com/
https://x.com/
https://x.com/
https://images.nasa.gov/
Sources d’images :
https://pbs.twimg.com/media/G6sLAkxWYAAc6yT?format=jpg
https://pbs.twimg.com/media/G6sLAknWUAASB-1?format=jpg
https://images-assets.nasa.gov/…/MAF_20251114_CS4_LH2VABtoCellA03~medium.jpg
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