Publié le 27 octobre 2025 13:03:00. Des menaces de violence et des appels à la mort de personnalités politiques ont été mis en lumière lors de récentes manifestations aux États-Unis, soulevant la question de la légitimité de la « culture de l’annulation » et de ses limites.
- Une enseignante d’école primaire de Chicago a été identifiée après avoir publié une vidéo simulant l’assassinat d’un conservateur.
- Des participants à des rassemblements « No Kings » ont ouvertement exprimé leur souhait de voir des personnalités politiques assassinées.
- L’article explore la complexité de la « culture de l’annulation », en soulignant qu’elle peut être justifiée dans certains cas extrêmes, mais doit rester une réaction sociale et non gouvernementale.
La polémique autour de la « culture de l’annulation », souvent critiquée par la droite américaine, prend une nouvelle dimension face à des actes de violence verbale et des menaces explicites. Si beaucoup dénoncent une forme de censure excessive, la question se pose de savoir si cette pratique peut être légitime face à des propos ou des actes incitant à la haine et à la violence.
Le week-end dernier, une vidéo a fait le tour des réseaux sociaux, montrant une femme à Chicago se moquant de passants conservateurs en mimant un geste de tir au cou, en référence à l’agression subie par Charlie Kirk le mois précédent. L’identification rapide de cette femme a révélé qu’elle était enseignante dans une école primaire, suscitant une vive indignation. La vidéo originale a rapidement été partagée des milliers de fois.
Cet incident n’est pas isolé. D’autres images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants exprimant ouvertement leur désir de voir des personnalités politiques, dont l’ancien président Donald Trump et Stephen Miller, assassinées. Des slogans tels que « Rendre les assassinats à nouveau formidables », « Voudriez-vous tuer des nazis avec moi ? », « Les politiciens ne meurent plus comme avant » et « 8647 » (où « 86 » est un terme d’argot signifiant éliminer et « 47 » fait référence à Donald Trump, le 47e président des États-Unis) ont été aperçus lors de ces rassemblements.
Si certains estiment que la « culture de l’annulation » est toujours répréhensible, il est important de définir clairement ce qu’elle implique et dans quelles circonstances elle pourrait être justifiée. L’auteur de l’article souligne qu’elle doit rester une réaction purement sociale, et non une intervention gouvernementale. Elle doit se traduire par un rejet sociétal d’individus dont les actions ou les propos contreviennent aux principes fondamentaux de la société, sans recourir à la violence.
Cette forme de rejet social n’est pas nouvelle. Depuis des millénaires, les sociétés ont pratiqué l’exclusion de ceux qui enfreignent les règles morales ou sociales. Autrefois, cela prenait la forme d’un bannissement physique, mais le principe reste le même : un comportement jugé inacceptable entraîne une exclusion de la communauté.
L’auteur rappelle que les sociétés occidentales sont fondées sur des valeurs morales issues du christianisme, et que l’incitation à la violence ou la glorification de la mort constituent une violation grave de ces valeurs. Quiconque encourage la mort et les crimes violents n’a pas sa place dans une société civilisée et doit être exclu.
L’article souligne que l’enseignante de Chicago, en raison de ses propos choquants, devrait perdre son emploi. Il précise qu’il ne s’agit pas d’appeler à une intervention gouvernementale, mais de souligner la responsabilité de l’école et de la communauté éducative. De même, une personne qui justifie le terrorisme intérieur ne devrait pas être autorisée à influencer les jeunes esprits.
L’auteur critique également le manque de couverture médiatique de ces incidents par les médias de gauche. Il cite le correspondant de RTÉ à Washington, qui a qualifié l’ambiance des rassemblements de « légère et optimiste », minimisant ainsi la gravité des menaces proférées. Le reportage de RTÉ a été jugé partial et incomplet.
L’auteur conclut en affirmant qu’aucun rassemblement où l’on appelle ouvertement à la mort de personnalités publiques ne peut être considéré comme pacifique. Il souligne que la société ne peut prospérer si les menaces de mort restent impunies et que ces individus méritent d’être exclus de la vie civile, même si le gouvernement ne prend pas de mesures à leur encontre.
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Patrick Vincent écrit depuis Dublin