Publié le 20 novembre 2025 à 13h50. Le président bolivien Rodrigo Paz a annoncé ce mercredi le début d’un vaste démantèlement des institutions qu’il juge corrompues, héritées des gouvernements du Mouvement vers le Socialisme (MAS), révélant des irrégularités financières massives et des dettes cachées.
- Le gouvernement bolivien a entamé un processus de démantèlement des institutions considérées comme corrompues.
- Des irrégularités financières s’élevant à plus de 15 milliards de dollars (USD) ont été mises au jour.
- Le président Paz accuse les administrations précédentes du MAS d’être à l’origine de ces problèmes.
Rodrigo Paz a déclaré que son gouvernement s’attache à « mettre de l’ordre dans la maison » et à garantir que les malversations détectées ne restent pas impunies. Il a précisé que ce processus de réorganisation de l’État révèle des dettes non déclarées, des achats irréguliers et des détournements de fonds considérables.
« Il n’est pas facile de démanteler toutes les institutions corrompues que le MAS nous a laissées pendant vingt ans, mais nous y parvenons. »
Rodrigo Paz, président de Bolivie
Le président Paz a évoqué les près de 20 années de gouvernements du Mouvement vers le Socialisme, d’abord sous Evo Morales (2006-2019) puis sous Luis Arce (2020-2025), comme étant à l’origine de ces problèmes systémiques. Il a souligné que la découverte de « preuves suffisantes » permettrait d’engager des poursuites judiciaires.
Selon les estimations du gouvernement, les irrégularités financières détectées durant les années d’administration du MAS s’élèvent à plus de 15 milliards de dollars (USD). Une « autopsie » est en cours pour identifier l’ensemble des ramifications de ce réseau de corruption présumé. Le président a également mis en évidence la complexité de la tâche, soulignant la nécessité de démanteler des structures et des pratiques profondément ancrées, ainsi que de reconstruire les mécanismes de contrôle interne.
Cette annonce intervient après la libération de Jeanine Áñez, emprisonnée pendant plus de quatre ans, en juillet 2025. La libération de Jeanine Áñez pourrait être perçue comme un signal fort de la nouvelle administration en matière de justice et de transparence.
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