Le gouvernement provincial du Pendjab a instauré une interdiction de cinq jours sur les rassemblements publics, invoquant des menaces terroristes imminentes. Cette mesure, effective du 13 au 17 septembre, coïncide avec les tensions politiques et les préparatifs de manifestations dans la région.
Face à ce que les autorités qualifient de sérieux et imminent danger pour la paix publique, le gouvernement de la province orientale du Pendjab a pris des dispositions drastiques.
Menaces terroristes et restrictions d’urgence au Pendjab
Les services de renseignement et les agences d’application de la loi ont transmis des rapports qualifiés de hautement sensibles. D’après ces notes, des organisations terroristes interdites planifieraient des attaques ciblées.
Pour parer à cette situation, l’application de la Section 144 a été décidée pour une période allant du 13 au 17 septembre. Cette disposition vise à interdire les processions, les réunions publiques, les sit-in et les manifestations à travers tout le Pendjab. En outre, le port, l’exposition et la détention d’armes de toutes sortes dans les lieux publics font l’objet d’une interdiction absolue.
Exemptions et contrôles stricts sur le terrain
Les rassemblements liés aux mariages, aux cérémonies funéraires et aux prières dans les lieux de culte, tels que les mosquées, demeurent autorisés. De même, les tribunaux, les services gouvernementaux et semi-gouvernementaux ainsi que les événements disposant d’un permis administratif formel ou d’un certificat de non-objection (NOC) échappent à ces mesures.
Les forces de l’ordre, les agences de renseignement et les services de sécurité en service officiel conservent également leur exemption, tout comme les personnes participant à des enterrements ou à des prières mortuaires.
Contexte politique et perspectives de mobilisation
Cette interdiction intervient à un moment particulièrement sensible sur le plan politique. Elle précède de quelques semaines la longue marche vers Islamabad planifiée par le parti Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), la formation de l’ancien Premier ministre Imran Khan, fixée au 27 septembre. Le parti d’opposition entend mobiliser des centaines de milliers de partisans à travers le pays pour réclamer la libération de son leader, incarcéré depuis août 2023.

Les précédents rassemblements du PTI en 2023 et 2024 ont fréquemment dégénéré en affrontements mortels avec les forces de l’ordre. Alors que le gouvernement accuse la formation politique d’inciter ses partisans à la violence, les dirigeants du parti rejettent ces allégations et affirment que leur mobilisation se déroulera pacifiquement. Entre impératifs de sécurité nationale et tensions liées au calendrier politique, le Pendjab maintient son dispositif sous haute surveillance.