Home SantéPersistance de deux ans des réponses en anticorps et en lymphocytes T spécifiques du MERS-CoV après la vaccination MVA-MERS-S chez des adultes en bonne santé

Persistance de deux ans des réponses en anticorps et en lymphocytes T spécifiques du MERS-CoV après la vaccination MVA-MERS-S chez des adultes en bonne santé

by Sophie Martin

Publié le 9 janvier 2026 à 20h01. Des recherches récentes mettent en lumière la persistance de l’immunité contre le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), soulignant l’importance des rappels vaccinaux pour maintenir une protection durable, notamment face à l’émergence de nouvelles variantes.

  • L’immunité humorale, mesurée par les niveaux d’anticorps neutralisants, tend à diminuer après la vaccination, mais se stabilise avec le temps, suggérant une mémoire immunitaire à long terme.
  • Les vaccins candidats basés sur des vecteurs viraux, comme ceux utilisant le virus de la vaccine modifié Ankara (MVA), induisent des réponses immunitaires robustes et durables.
  • La surveillance continue des mutations du virus et l’adaptation des vaccins sont cruciales pour contrer l’émergence de variants échappant à la neutralisation par les anticorps.

Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), découvert en Arabie saoudite en 2012 (Zaki et al., 2012), représente une menace persistante pour la santé publique mondiale. Ce coronavirus, transmis par les chameaux, provoque une maladie respiratoire sévère avec un taux de mortalité élevé. Depuis son émergence, plusieurs études se sont concentrées sur le développement de vaccins et la compréhension des mécanismes immunitaires protecteurs.

Les recherches récentes confirment que l’immunité induite par les vaccins contre le MERS-CoV, bien que diminuant avec le temps, ne disparaît pas complètement. Des études ont démontré que les cellules B mémoires et les anticorps spécifiques du virus persistent plusieurs années après la vaccination (Weskamm et al., 2022). Ces cellules mémoires sont capables de se réactiver rapidement en cas d’exposition au virus, offrant une protection à long terme. Des rappels vaccinaux permettent de renforcer cette immunité et de maintenir des niveaux d’anticorps protecteurs.

Plusieurs candidats vaccins ont été évalués, notamment ceux basés sur des vecteurs viraux tels que le virus de la vaccine modifié Ankara (MVA) et le ChAdOx1 (Koch et al., 2020), (Bosaeed et al., 2022). Ces vaccins induisent à la fois une réponse en anticorps neutralisants et une réponse immunitaire cellulaire, offrant une protection plus large contre le virus. Des études récentes montrent que des rappels avec ces vaccins augmentent les niveaux d’anticorps et améliorent la reconnaissance des épitopes viraux (Fathi et al., 2022).

Cependant, le MERS-CoV est capable de muter, ce qui peut entraîner l’émergence de variants échappant à la neutralisation par les anticorps (Kim et al., 2019). La surveillance génomique continue du virus est donc essentielle pour identifier ces variants et adapter les vaccins en conséquence. Les chercheurs étudient également des stratégies pour induire une immunité plus large et durable, notamment en ciblant des régions conservées du virus (Neto et al., 2025). Selon l’Organisation mondiale de la santé (ECDC, 2025), la situation épidémiologique du MERS-CoV reste préoccupante, en particulier dans certaines régions du Moyen-Orient.

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