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Plan de paix de l’UE pour l’Ukraine – les médias ont appris les détails – les médias ont appris les détails

by Nicolas Lefèvre

Publié le 29 octobre 2025 21:22:00. Un plan de paix en douze points pour l’Ukraine, initié par la Finlande, circule actuellement, bien qu’il ne s’agisse pas encore d’un accord formel et qu’il n’ait pas été officiellement approuvé par l’Union européenne ou ses États membres.

  • Le plan prévoit un cessez-le-feu immédiat, avec gel de la ligne de contact actuelle, suivi de négociations.
  • Les États-Unis seraient chargés de la surveillance du cessez-le-feu, notamment par le biais de technologies satellitaires et de drones.
  • Le plan aborde des questions sensibles comme le statut de la Crimée et du Donbass, ainsi que la centrale nucléaire de Zaporojie.

Ce projet de plan de paix, baptisé initialement « Éléments de paix en Ukraine », n’a pas encore fait l’objet de discussions approfondies au niveau de l’Union européenne et n’a reçu l’approbation officielle d’aucun pays. Il s’agit, selon les sources, d’une proposition préliminaire articulée autour de deux phases distinctes : un cessez-le-feu immédiat et une phase de négociations ultérieures.

L’approche privilégiée par ce plan, celle d’un cessez-le-feu préalable à toute négociation, est une position que la plupart des pays européens défendent depuis l’engagement de négociations entre l’administration de l’ancien président américain Donald Trump et le Kremlin, souligne Radio Liberty.

Le document précise que le cessez-le-feu devrait débuter dans les 24 heures suivant l’acceptation du plan par les parties, avec un gel de la ligne de contact à sa position actuelle. Parallèlement, il est envisagé que les États-Unis jouent un rôle central dans la surveillance du cessez-le-feu, en utilisant des satellites, des drones et d’autres moyens technologiques. La surveillance débuterait « immédiatement sous la direction américaine ».

Durant cette phase de trêve, l’Ukraine et la Russie devraient s’accorder sur un « pacte de non-agression », impliquant la cessation des attaques russes contre l’Ukraine. Kiev, de son côté, s’engagerait à ne pas tenter de reprendre militairement les territoires occupés, notamment en Crimée, dans le Donbass, ainsi que dans les régions de Kherson et Zaporojie.

Le plan aborde également la question délicate de la centrale nucléaire de Zaporojie, en proposant de transférer son contrôle à un tiers neutre et d’ouvrir des négociations en vue d’un éventuel retour de l’Ukraine dans la gestion de la centrale.

Des « mesures de confiance » sont également prévues, sous la forme de levées de sanctions « symboliques » une fois que le cessez-le-feu aura duré une période convenue. Il est également envisagé de réintégrer la Russie dans certaines organisations internationales, notamment le Conseil de l’Europe, dont elle a été exclue en 2022, et potentiellement le Comité international olympique.

Une proposition notable est la création d’un « Conseil de paix » présidé par Donald Trump, chargé de superviser la mise en œuvre du plan de paix, une idée inspirée du plan de paix récemment dévoilé pour Gaza.

Les « garanties de sécurité » pour l’Ukraine, sur lesquelles travaille la « Coalition des Déterminés » depuis plusieurs mois, constituent le huitième point du plan, sans toutefois fournir de détails supplémentaires.

Un point controversé concerne le dialogue de haut niveau entre Kiev et Moscou, visant à « renforcer la compréhension mutuelle et le respect de la diversité des langues, des cultures et des religions ».

Le plan prévoit également le début de négociations sur l’administration des territoires occupés, ainsi que la mise en place d’un fonds de reconstruction de l’Ukraine, financé par les avoirs russes gelés à l’étranger.

Enfin, le plan envisage une levée progressive des sanctions contre la Fédération de Russie, parallèlement au processus de mise en œuvre du plan, et le lancement de discussions entre l’Ukraine et la Russie concernant l’indemnisation des pertes de guerre, en utilisant les avoirs russes gelés, dont le montant total dépasse 200 milliards d’euros. Un mécanisme de « rétablissement rapide » est également proposé, prévoyant le rétablissement automatique de toutes les sanctions et mesures d’isolement contre la Russie en cas de nouvelle agression contre l’Ukraine.

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