Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

Plus de 60 organisations sociales réalisent la 34ème Marche des Fiertés : horaires et points de rendez-vous

Publié le 1er novembre 2025 à 12h45. Plus de soixante organisations sociales se mobilisent ce samedi à Buenos Aires pour la 34e Marche des Fiertés LGBTIQ+, une manifestation qui réaffirme l'engagement du collectif face à la montée des…

Plus de 60 organisations sociales réalisent la 34ème Marche des Fiertés : horaires et points de rendez-vous

Publié le 1er novembre 2025 à 12h45. Plus de soixante organisations sociales se mobilisent ce samedi à Buenos Aires pour la 34e Marche des Fiertés LGBTIQ+, une manifestation qui réaffirme l’engagement du collectif face à la montée des discours de haine et des atteintes aux droits acquis.

  • La Marche des Fiertés LGBTIQ+ se déroulera ce samedi 1er novembre à Buenos Aires.
  • Les organisations dénoncent les décrets du président Milei qui restreignent l’accès à la santé des personnes trans et remettent en question la loi sur l’identité de genre.
  • La manifestation sera l’occasion de rendre hommage à Diana Sacayán, figure emblématique du mouvement trans argentin, et de réaffirmer la solidarité avec les Mères et Grandes-Mères de la Place de Mai.

La Marche des Fiertés LGBTIQ+ de Buenos Aires, qui débutera à 10 heures sur la Place de Mai, intervient après une première mobilisation massive en février dernier, en réponse aux propos controversés du président Javier Milei lors du Forum économique mondial de Davos. Les participants porteront haut les couleurs de la fierté et de l’unité, face à ce qu’ils considèrent comme une menace grandissante pour leurs droits.

Plusieurs slogans ont été mis en avant par les organisateurs, notamment : « Assez de mensonges et de stigmatisation des enfants et adolescents trans et de ceux qui les accompagnent. Accès aux hormones et aux inhibiteurs. Respect de leur voix, de leurs droits et grandir dans l’amour », ainsi que « La violence de l’État génère de la violence dans la société. Assez de violence. Assez de crimes de haine ». Les manifestants exigeront également une « réparation historique pour les travestis âgés et les personnes trans qui ont survécu à la persécution de l’État », soulignant que « reconnaître, c’est réparer ».

La Commission organisatrice de la Marche des Fiertés – Ligne Historique a publié un document politique dans lequel elle affirme :

« La fierté gagne à chaque fois que nous assumons notre identité, lorsque nous rejetons le mandat de la honte, lorsque nous exprimons librement nos orientations sexuelles et nos identités de genre dans la sphère publique. Elle gagne lorsque nous nous rendons visibles dans nos familles, nos écoles, nos universités, nos territoires et nos emplois. Elle gagne quand on marche, quand on aime, quand on jouit. Gagner dans chaque geste de solidarité, dans chaque droit obtenu. Et comme chaque mois de novembre, depuis 1992, la Fierté gagne. »

Les décrets émis par Javier Milei modifient des aspects clés de la loi sur l’identité de genre et de la loi sur l’exécution de la peine. Le décret 61/25, en particulier, est jugé préoccupant car il met en péril le traitement digne des personnes trans privées de liberté et la possibilité d’adapter leur identité juridique sans modifier leur nom et leur sexe sur leur carte d’identité nationale. Le décret 62/25, quant à lui, entrave l’accès des jeunes de moins de 18 ans aux traitements hormonaux et aux actes médicaux liés à la transition de genre.

Les organisations appellent à manifester « contre les idéologies suprémacistes, celles qui cherchent à diviser l’humanité entre vies précieuses et vies jetables. Contre ceux qui gouvernent avec haine, persécutant le transféminisme, les personnes LGBTINB+, les peuples indigènes, les communautés noires et les communautés de migrants, les personnes âgées, les personnes handicapées, la pensée critique ». Elles dénonceront également « la faim, les licenciements massifs et la persécution des travailleurs », en particulier ceux qui sont travestis ou trans et bénéficient de quotas d’emploi.

La journée sera également marquée par un hommage à Diana Sacayán, décédée il y a dix ans, et par un geste symbolique de solidarité avec les Mères et Grandes-Mères de la Place de Mai, en reconnaissance de leur lutte pour la démocratie et les droits humains. Les Mères et Grandes-Mères seront honorées aux côtés de HIJOS Capital, Nietes et Taty Almeida.

Sur la scène principale, plusieurs artistes se produiront, dont Cabaret Experimental, Camila Kyu, Fedra Dasso, LadyStar (Roberto Kirchoff), le groupe folklorique Diversidad Bolivia en Argentina (DBA), Sudor Marika, qui célèbre son dixième anniversaire, ainsi que Ángela Tores, Massacre, Benito Cerati, Ref, Aimel Sali, Thomás Guzmán, Buena Mandinga, Facu Mazzei, Olivia Wald, Dj Alan Fabulous, Nisi, Tuli, Malena Narvay et Dj Jara. Les gagnants du concours Tocá en la Marcha, qui met en avant des artistes indépendants, seront également présents.

La chorale du spectacle Voz en Acción interprétera Je suis ce que je suis, chanson de Sandra Mihanovich, pour clôturer la journée.

La manifestation débutera à 10 heures sur la Place de Mai avec des stands d’entrepreneuriat. Dès midi, sur Diagonal Norte et Floride, la Marche Diversité et Résistance proposera des stands, des expositions et des activités artistiques animées par des organisations LGBTIQNB+, antiracistes et de défense des droits humains.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.