Publié le 18 octobre 2025 10:01:00. Konami revient sur le devant de la scène horrifique avec Silent Hill f, un nouveau volet qui, malgré une ambiance réussie, peine à trouver un équilibre parfait entre action, horreur psychologique et énigmes.
- Silent Hill f, développé en collaboration avec Neobards, se déroule dans un village japonais isolé des années 1960.
- Le jeu propose une esthétique brumeuse et une bande-son signée en partie par Akira Yamaoka, fidèles à l’ADN de la série.
- Si l’expérience est souvent captivante, elle souffre d’un manque de variété dans les affrontements et d’un système de combat perfectible.
Après une période de relative discrétion et une réduction significative de ses effectifs, Konami semblait s’éloigner progressivement de l’industrie du jeu vidéo. Pourtant, l’éditeur japonais a créé la surprise en dévoilant, dans l’espace d’un an, des remakes ambitieux de deux titres emblématiques : Silent Hill 2 et Metal Gear Solid 3. Mais ce sont les nouveaux projets, dont Silent Hill f est le premier représentant, qui suscitent le plus d’intérêt.
Développé en partenariat avec le studio hong-kongais Neobards, Silent Hill f propose une approche légèrement différente de la formule classique de la série. Le jeu nous plonge dans l’histoire d’un jeune couple confronté à une lutte pour la survie dans un village japonais désolé des années 1960, soudainement envahi par une force obscure et mystérieuse. L’atmosphère pesante, les énigmes complexes et la bande originale, à laquelle a contribué Akira Yamaoka, rappellent indéniablement les précédents opus de Silent Hill.
L’expérience est soignée et parvient souvent à créer une ambiance à la fois captivante et troublante. Cependant, l’équilibre entre les phases d’action, les moments d’horreur psychologique et la résolution d’énigmes apparaît parfois fragile. Au fur et à mesure que les affrontements se multiplient, une certaine répétitivité et un manque de surprise se font sentir. Le système de combat, basé sur le “hit-parry-dodge” (esquive et parade), bien que stimulant, aurait gagné à être enrichi par davantage de mécaniques pour soutenir l’ensemble de l’expérience.
Ce défaut, bien que perceptible, n’altère pas fondamentalement l’impression générale et ne devrait pas dissuader les amateurs de jeux d’horreur d’ajouter Silent Hill f à leur liste de souhaits.
