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Politique et justice – Ege Cansen

Publié le 24 octobre 2024. L’ancienne Première ministre bangladaise Sheikh Hasina Wajid et son ministre de l’Intérieur ont été condamnés à mort par un tribunal controversé, soulevant des questions sur l’indépendance de la justice et l’immunité politique au…

Politique et justice – Ege Cansen

Publié le 24 octobre 2024. L’ancienne Première ministre bangladaise Sheikh Hasina Wajid et son ministre de l’Intérieur ont été condamnés à mort par un tribunal controversé, soulevant des questions sur l’indépendance de la justice et l’immunité politique au Bangladesh.

  • Sheikh Hasina Wajid, qui a dirigé le Bangladesh pendant cinq mandats (totalisant 20 ans), a été jugée par contumace pour des violences policières lors de manifestations étudiantes en 2024.
  • Le Tribunal pénal international, bien qu’étant une juridiction nationale, a qualifié les actions de Hasina et de son ministre de « crimes contre l’humanité ».
  • L’affaire relance le débat sur l’immunité des personnalités politiques et la séparation des pouvoirs dans un contexte de tensions politiques au Bangladesh.

Un tribunal bangladais a prononcé la peine de mort contre Sheikh Hasina Wajid, figure dominante de la politique du Bangladesh, et Kamal, son ancien ministre de l’Intérieur. La décision, rendue la semaine dernière par le Tribunal pénal international, a été prise en l’absence des accusées, qui se sont réfugiées en Inde il y a près d’un an. Leurs biens ont également été confisqués.

Le chef d’accusation porte sur la répression des manifestations étudiantes survenues en 2024. Le tribunal a estimé que les forces de sécurité, agissant sous les ordres de Hasina Wajid et de Kamal, ont eu recours à une force excessive, entraînant des décès. Ces actes ont été qualifiés de « crimes contre l’humanité » par le tribunal.

Née en 1947, Sheikh Hasina a débuté sa carrière politique durant ses études universitaires. Elle est la fille de Sheikh Mujibur Rahman, le père fondateur du Bangladesh, qui a mené le pays à l’indépendance vis-à-vis du Pakistan en 1971 et est devenu le premier Premier ministre du Bangladesh. Mujibur Rahman, un homme politique laïc et pro-occidental, a été renversé et assassiné lors d’un coup d’État militaire en 1975.

Actuellement, le Bangladesh est dirigé par un gouvernement intérimaire mené par Muhammad Yunus, lauréat du prix Nobel de la paix. Des élections sont prévues en 2026, et les sondages d’opinion placent Sheikh Hasina et son parti, la Ligue Awami, en tête des intentions de vote.

Cette condamnation intervient dans un contexte de tensions politiques exacerbées et soulève des questions sur l’indépendance de la justice au Bangladesh. L’affaire met également en lumière la question de l’immunité des personnalités politiques, un sujet sensible dans de nombreux pays.

Un conte ancien, rapporté dans le texte, illustre la complexité de la justice. Il raconte comment le roi Salomon, réputé pour sa sagesse et sa capacité à comprendre le langage de tous les êtres vivants, a tranché un litige entre un moustique et le vent. Le moustique se plaignait du harcèlement constant du vent. Selon le récit :

« Je ne peux pas voler dans la direction que je veux à cause du vent, je ne peux pas rester là où j’atterris, je ne peux pas manger correctement. »

Moustique

Le vent, de son côté, niait toute interaction avec le moustique :

« Je n’aurais pas pu le harceler. Je ne l’ai jamais rencontré. »

Vent

Finalement, un autre moustique a témoigné, expliquant que le vent chassait le premier moustique chaque fois qu’il tentait de se poser. Cette anecdote, bien que lointaine, souligne l’importance d’entendre toutes les parties et de ne pas laisser la puissance politique influencer la justice.

En effet, comme le souligne le texte, dans un État de droit, tous les citoyens doivent être égaux devant la loi. L’immunité, souvent recherchée par les hommes politiques, est perçue comme une forme de protection contre les accusations, mais elle est fondamentalement antidémocratique. Elle peut également se retourner contre ceux qui en bénéficient une fois qu’ils ont perdu le pouvoir.

L’auteur conclut en insistant sur la nécessité d’une relation claire et distincte entre la justice et la politique, afin de garantir un État de droit équitable et transparent.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.