Publié le 2024-02-29 10:22:00. L’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) dans le doublage de jeux vidéo suscite un débat ambivalent, oscillant entre résignation et acceptation conditionnelle, selon un avis exprimé par un professionnel du secteur. Si la rémunération des doubleurs est assurée, la plupart des consommateurs semblent prêts à accepter cette évolution, surtout si elle concerne leurs titres favoris.
- L’acceptation de l’IA dans le doublage dépend fortement de la qualité de l’exécution et de la rémunération des doubleurs impliqués.
- Une grande partie du public semble indifférente à cette question, ou accepte l’IA avec des réserves, en fonction de ses jeux préférés.
- L’auteur estime qu’à terme, il deviendra difficile de distinguer les voix synthétiques des voix humaines.
Un professionnel du secteur du jeu vidéo a exprimé son sentiment de fatalité face à l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans le doublage. Il reconnaît une certaine impuissance face à cette tendance, soulignant que la plupart des consommateurs semblent peu concernés ou acceptent l’IA à condition que les doubleurs soient correctement rémunérés.
« Je ne suis pas « d’accord » avec cela, mais nous ne pouvons pas faire grand-chose à ce stade », a-t-il déclaré. Il observe un schéma récurrent où les critiques s’estompent rapidement lorsque l’IA est appliquée à des jeux ou des franchises particulièrement appréciés. « J’ai vu tellement de cas de « oh, c’est ignoble, j’achète seulement X parce que je l’attends depuis Y temps, mais après ça, je suis parti ! » ou « oh mais c’est ma franchise préférée depuis que je suis petit mais je boycotte tous les autres cas! » c’est-à-dire… ouais. »
Selon lui, les entreprises finiront par imposer cette technologie, et l’acceptation sera conditionnée à une exécution de qualité et à une juste compensation des artistes concernés. Il anticipe également une évolution où la distinction entre voix humaine et voix synthétique deviendra de plus en plus floue. « Je crois malheureusement qu’à un moment donné, il sera impossible de le distinguer des vraies personnes. »
L’indifférence générale du public est également soulignée. L’auteur note que son entourage, de son neveu adolescent à ses parents, ne perçoit pas cette évolution comme problématique, voire la trouve intéressante. Cette absence de résistance, en dehors du cercle des joueurs les plus passionnés, laisse présager une adoption généralisée de l’IA dans le doublage. Il précise que même les images générées par l’IA suscitent moins de réactions négatives qu’on ne pourrait le penser.
L’auteur craint que les générations futures ne grandissent avec cette technologie, reléguant les critiques comme lui au rang de « vieilles reliques ». Il ne voit pas de résistance significative à cette tendance, à l’exception de certaines préoccupations concernant les images générées par l’IA, et même celles-ci s’atténuent progressivement.
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