Publié le 3 novembre 2025. La soprano Crinière Galoyan incarne Violetta dans une nouvelle production de La Traviata de Verdi à l’Opéra d’Atlanta, un rôle qu’elle considère comme une exploration continue de la complexité humaine et musicale.
- Crinière Galoyan interprète pour la cinquième fois le rôle de Violetta Valéry dans La Traviata.
- La production de l’Opéra d’Atlanta, qui débute le 8 novembre au Cobb Energy Centre, met l’accent sur une mise en scène traditionnelle et des costumes somptueux.
- Galoyan souligne l’importance de respecter la partition originale de Verdi, refusant d’ajouter le mi bémol optionnel à l’aria « Sempre libera ».
Pour la soprano arménienne Crinière Galoyan, le personnage de Violetta, l’héroïne de La Traviata, est bien plus qu’un simple rôle : c’est une compagne de voyage artistique. « Violetta est un peu comme ma meilleure amie », confie-t-elle. « C’est l’un des rôles les plus importants que j’ai joués au cours des dix dernières années, et il est en constante évolution, au même rythme que ma propre vie. »
Cette nouvelle production de l’Opéra d’Atlanta, qui ouvrira ses portes le 8 novembre au Cobb Energy Centre, promet une expérience immersive pour le public. Galoyan apprécie particulièrement l’approche traditionnelle de la mise en scène et la beauté des costumes. « Cette production a tout ce que l’on peut souhaiter », explique-t-elle. « Le décor est magnifique et les costumes sont incroyablement beaux ! Et j’aime beaucoup Atlanta ; c’est ma deuxième fois ici, et mon mari, le chef d’orchestre Roberto Kalb, y a également travaillé. »
Galoyan revient régulièrement au roman d’Alexandre Dumas, La Dame aux Camélias, qui a servi de base à l’opéra de Verdi. « Chaque fois que je relis le livre, je découvre de nouvelles nuances dans le personnage de Violetta », précise-t-elle. « L’essentiel reste le même, mais j’acquiers une compréhension plus profonde de sa personnalité et de ses motivations. »
L’interprétation de Violetta est également influencée par les interactions de Galoyan avec les autres artistes et l’équipe de production. « Lorsque vous travaillez avec différents partenaires, vous interagissez avec eux de manière unique », explique-t-elle. « Cela rend le processus beaucoup plus intéressant et enrichissant. Le temps de répétition est particulièrement précieux, car c’est là que nous trouvons ensemble les couleurs et les nuances qui donneront vie au personnage. »
Galoyan se montre également attachée au respect de la partition originale de Verdi. Elle refuse notamment d’ajouter le mi bémol optionnel à l’aria « Sempre libera », estimant que la musique est parfaite telle quelle. « Je n’ai jamais chanté le mi bémol optionnel, et je ne pense pas que cela ajoute quoi que ce soit », affirme-t-elle. « L’aria est déjà suffisamment élevée et elle est parfaite telle quelle. De plus en plus de chanteuses respectent aujourd’hui la partition et chantent l’air comme Verdi l’a écrit. »
Le parcours musical de Galoyan a commencé par des études de piano à l’âge de neuf ans, avant de se consacrer au chant. Un concours à Saint-Pétersbourg lui a ouvert les portes du Houston Grand Opera, où elle a rencontré Diane Zola, qui l’a invitée à rejoindre le programme des jeunes artistes. « C’est elle qui est à l’origine de tout », se souvient Galoyan. « J’ai auditionné pour faire partie de leur studio en 2015, et c’est là que ma carrière a décollé. »
Galoyan a déjà fait ses débuts à Atlanta en 2022, dans le rôle de Donna Anna dans Don Giovanni. Elle se réjouit de retrouver la scène de l’Opéra d’Atlanta et de collaborer à nouveau avec Tomer Zvulun, le directeur artistique de l’opéra. « Je connais Tomer depuis 2016, et c’est un collègue très solidaire », dit-elle. « J’ai beaucoup de chance d’avoir des amis et d’aimer les gens avec qui je travaille, tout comme Violetta ! »
La production d’Atlanta se distinguera par une mise en scène originale : l’ouverture se déroulera sur le lit de mort de Violetta, une scène qui fera écho à la fin de l’opéra. Galoyan invite le public à venir découvrir cette nouvelle production de La Traviata, qu’elle décrit comme « réconfortante et déchirante ».
Les billets et plus d’informations sont disponibles sur atlantaopera.org.
À lire aussi
