Publié le 23 décembre 2025 à 19h52. Les négociations pour une fin du conflit en Ukraine se poursuivent, mais la question du Donbass et des revendications territoriales russes demeurent des obstacles majeurs, tandis que Kiev se concentre déjà sur les plans de reconstruction.
- Le vice-président américain JD Vance estime que l’Ukraine pourrait perdre l’oblast de Donetsk, une possibilité que les autorités ukrainiennes envisagent en privé.
- Les discussions récentes entre les États-Unis et les deux parties, Ukraine et Russie, ont abouti à l’élaboration d’un plan de paix en 20 points, bien que les négociations soient encore longues et difficiles.
- Donald Trump souligne l’importance d’une plus grande indépendance européenne en matière de sécurité, tout en reconnaissant les liens transatlantiques solides.
La situation en Ukraine reste complexe, les négociations étant entravées par des divergences territoriales profondes. Vladimir Poutine a récemment élargi ses revendications, évoquant des « terres historiques de la Russie » au-delà du Donbass, lors d’une réunion avec son ministère de la Défense. Cette position complique les efforts de paix, alors que Kiev se prépare déjà à un éventuel scénario de perte de l’oblast de Donetsk.
JD Vance, vice-président américain, a déclaré dans un entretien accordé à UnHerd que les politiciens ukrainiens envisagent en privé la possibilité de céder cette région, même si une telle issue ne se concrétiserait pas avant plusieurs mois. Il a souligné que la question des frontières est aujourd’hui la plus difficile et la plus cruciale pour la sécurité de l’Ukraine et la stabilité en Europe, notamment pour les pays du flanc oriental de l’OTAN, comme la Pologne.
Malgré ces difficultés, des progrès sont signalés dans les négociations. Les parties ont identifié les points sur lesquels un compromis est possible, notamment l’avenir de la centrale nucléaire de Zaporojie, la situation des minorités nationales et le sort des habitants des territoires occupés. L’Ukraine se concentre également activement sur les plans de reconstruction d’après-guerre, une priorité moins marquée du côté russe.
Du 19 au 21 décembre, une série d’entretiens ont eu lieu. Une délégation ukrainienne, dirigée par Rustem Umerov, secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, s’est entretenue avec Steve Witkoff, l’envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, à Miami. Ces discussions ont abouti à l’élaboration d’un plan de paix en 20 points, comme l’a confirmé le président Volodymyr Zelensky :
« Tout n’est probablement pas parfait, mais ce plan est déjà là. Il existe des garanties de sécurité entre nous, l’Union européenne et les États-Unis, c’est-à-dire un document-cadre. »
Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine
Parallèlement, Steve Witkoff, Jared Kushner et Josh Gruenbaum, un responsable de la Maison Blanche, ont rencontré Kirill Dmitriev, l’envoyé spécial du Kremlin. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a cependant minimisé l’importance de ces échanges, les qualifiant de non révolutionnaires.
« Les négociations avec l’Ukraine et la Russie progressent. Il existe une haine immense entre ces deux dirigeants. Entre le président Poutine et le président Zelensky. Une haine énorme. J’espère que nous réussirons. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Donald Trump a également réfuté les accusations selon lesquelles son administration chercherait à démanteler l’unité européenne concernant l’Ukraine, insistant sur son désir de voir l’Europe assumer une plus grande indépendance en matière de sécurité. Il a toutefois exprimé une évaluation critique de la situation politique et économique du continent, tout en soulignant la solidité des liens historiques et culturels entre les États-Unis et l’Europe.
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Source: IAR, UnHerd, iz.ru, Reuters
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