Publié le 2025-12-04 03:33:00. Le cyclisme africain connaît une transformation grâce à l’essor du sport virtuel et à des initiatives ciblées, ouvrant la voie à une nouvelle génération de coureurs prometteurs et à une présence accrue sur la scène internationale.
- L’équipe Team Africa Rising utilise des centres de performance virtuels et la plateforme Zwift pour identifier et former de jeunes talents africains.
- Un moment clé, une course de VTT en 2006 au Rwanda, a marqué le début d’une trajectoire qui a conduit à l’organisation des Championnats du monde de cyclisme sur route dans le pays.
- Des figures comme Jeremy Ford et Doug Ryder ont joué un rôle déterminant dans le développement du cyclisme sur le continent.
Deux hommes se sont échangé un signe de tête discret, face à une foule enthousiaste massée le long des barrières de Kigali, au Rwanda. Les spectateurs, dont beaucoup découvraient le cyclisme pour la première fois, étaient venus assister à l’arrivée du champion du monde sur route 2025, Tadej Pogačar. D’autres célébraient un moment symbolique : l’arrivée du cyclisme en Afrique.
Parmi ces hommes se trouvait Jeremy Ford, responsable du marketing et de la communication, qui a consacré plus de dix ans à l’association Qhubeka et à l’ équipe Africa Rising, œuvrant pour le développement du cyclisme sur le continent. Il avait rêvé de cette scène.
À ses côtés, Doug Ryder, aujourd’hui directeur général de l’UCI ProTeam Q36.5, dont le parcours remonte au début des années 2000 avec la création de l’équipe sud-africaine MTN Energade. Cette équipe a ensuite évolué pour devenir la première formation africaine à obtenir une licence WorldTour : Dimension Data, en 2016.
Pour Ford et Ryder, ainsi que pour tous ceux qui travaillent sur le terrain, le cyclisme est déjà bien implanté en Afrique. Il est en pleine croissance et s’enracine solidement, grâce notamment au potentiel du cyclisme virtuel et à des partenariats durables dans le domaine du cyclisme en salle.

Ford se souvient de la conversation qu’il a eue avec Ryder.
« Si Adrien n’avait pas battu Jock dans cette course de VTT, rien de tout cela ne se serait produit »,
Jeremy Ford
a-t-il raconté.
Le « Jock » en question est Jonathan Boyer, le premier Américain à participer au Tour de France en 1981. Vingt-cinq ans plus tard, cette « course de VTT », qui s’est déroulée le 16 septembre 2006, était la première édition de la Classique du vélo en bois, un événement mettant en avant des vélos utilitaires en bois fabriqués à la main au Rwanda, avec des épreuves de VTT, de vélo à vitesse unique et de descente. L’« Adrien » était un jeune Rwandais de 19 ans, Adrien Niyonshuti.
Ce jour-là, le jeune Niyonshuti a surpris tout le monde en battant Boyer, déclenchant une série d’événements que Ford relate dans cet article. Ce résultat, qui semblait anodin à l’époque, a finalement conduit le Rwanda à accueillir les Championnats du monde de cyclisme sur route deux décennies plus tard et à transformer le développement du cyclisme en Afrique.
Avons-nous fait du bon travail avec cette histoire ?
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