Publié le 26 décembre 2025 à 04h34. Alors que l’intelligence artificielle (IA) suscite des investissements massifs, de nombreuses entreprises peinent à en tirer des bénéfices concrets. Selon une analyse d’ABeam Consulting (Thailand) Co., Ltd., le véritable obstacle ne réside pas dans la technologie elle-même, mais dans la préparation des organisations à exploiter pleinement son potentiel.
- En 2025, le terme « IA » sera plus fréquemment utilisé que celui de « transformation numérique » par les entreprises.
- Le principal défi n’est pas le manque de puissance de l’IA, mais l’incapacité des organisations à disposer de données exploitables.
- L’implémentation réussie de l’IA nécessite une refonte de la culture organisationnelle, des processus et des compétences, et ne se limite pas à l’acquisition d’outils.
De nombreuses entreprises se lancent à corps perdu dans l’adoption de l’IA, investissant dans des technologies de pointe et des modèles sophistiqués. Pourtant, les résultats attendus se font souvent attendre. Les projets pilotes ne dépassent pas le stade de la démonstration, et les dirigeants commencent à douter de la pertinence de ces investissements. Pourquoi cette déconnexion entre les promesses et la réalité ?
Pour répondre à cette question, l’équipe de Techsauce a interrogé des dirigeants et des consultants d’ABeam Consulting (Thailand) Co., Ltd., une société de conseil japonaise de premier plan spécialisée dans les projets de données, d’IA et de transformation numérique pour les grandes organisations en Thaïlande. Leurs observations, issues du terrain, révèlent un problème fondamental : les organisations ne sont pas suffisamment préparées à tirer pleinement parti de l’IA.
Le problème n’est pas l’IA, mais la qualité des données. Selon Taro Matsumoto, cadre supérieur et chef du département de conseil en technologie numérique chez ABeam Consulting (Thailand) Co., Ltd., l’accumulation de données ne garantit pas leur utilité pour l’IA.
« Le vrai problème n’est pas l’IA. Ce sont les données inutilisables. »
Taro Matsumoto, cadre supérieur et chef du département de conseil en technologie numérique, ABeam Consulting (Thailand) Co., Ltd.
Beaucoup d’entreprises pensent naïvement que la simple collecte de grandes quantités d’informations les rend aptes à l’IA. Or, ces données sont souvent dispersées sur différents systèmes, stockées dans des formats incompatibles, ou conçues pour l’enregistrement et la collecte, mais pas pour l’analyse.
Danpob Pairojboriboon, directeur principal d’ABeam Consulting (Thailand) Co., Ltd., explique que l’échec de nombreux projets d’IA ne tient pas à un manque de compétences en modélisation, mais à un accès limité à des données pertinentes et exploitables. Ce constat est récurrent dans les missions menées par ABeam Consulting.
Un piège courant consiste à croire que l’acquisition d’une plateforme performante suffira à garantir le succès. Après l’engouement mondial pour l’IA, de nombreuses entreprises se sont précipitées pour investir dans de nouvelles technologies, dans l’espoir d’obtenir des résultats rapides. Cependant, sans une base stratégique solide, des processus adaptés et des équipes compétentes, même les outils les plus performants ne peuvent avoir un impact significatif.
L’IA ne se limite pas à une question de systèmes informatiques ; elle implique un changement profond de la culture organisationnelle. Elle modifie les modes de travail, les rôles des employés, les indicateurs de performance et parfois même l’état d’esprit de l’ensemble de l’entreprise.
« La gestion des données n’est pas l’affaire du service informatique. Mais c’est la responsabilité de l’ensemble de l’organisation. »
Chandrarat Thaweeworakiat, directrice principale, ABeam Consulting (Thailand) Co., Ltd.
Selon Chandrarat Thaweeworakiat, directrice principale chez ABeam Consulting (Thailand) Co., Ltd., l’introduction de l’IA ne doit pas être perçue comme l’ajout d’un simple outil. Elle nécessite une refonte des processus, de la conception opérationnelle jusqu’à la prise de décision stratégique. Certains types de tâches devront être automatisés, et les employés devront acquérir de nouvelles compétences en matière de gouvernance des données et d’analyse.
L’équipe d’ABeam Consulting souligne que les projets d’IA sont souvent lancés dans la précipitation, au risque de négliger des étapes cruciales telles que la préparation des données, les tests et l’adaptation aux besoins des utilisateurs. Le succès de l’IA ne repose pas sur la vitesse, mais sur la capacité à laisser le système évoluer dans un contexte organisationnel spécifique.
De plus, de nombreuses entreprises se lancent dans l’IA sans disposer des équipes adéquates. Elles recrutent des data scientists, mais manquent de data engineers pour préparer les données, ou de chefs de produit IA pour stimuler l’adoption et identifier de nouveaux cas d’utilisation.
ABeam Consulting se distingue par son approche collaborative et son engagement à long terme auprès de ses clients. Sirada Fongrattanakul, consultante principale, explique que chaque projet commence par une immersion totale dans l’entreprise cliente, afin de comprendre ses problèmes, ses besoins et ses contraintes.
L’entreprise ne se contente pas de livrer un projet, mais s’assure que l’IA est réellement utilisée et qu’elle apporte une valeur ajoutée durable. Cette philosophie a conduit de nombreuses organisations à choisir ABeam Consulting comme partenaire privilégié pour piloter leur transformation IA.
Thiti Sunthonkhajit, directeur principal d’ABeam Consulting (Thailand) Co., Ltd., précise que l’entreprise ne se limite pas à la planification stratégique, mais s’implique dans tous les aspects de la mise en œuvre, de la gouvernance des données à l’organisation des processus et à la formation des équipes.
En conclusion, l’avenir de l’IA dans les organisations ne dépend pas uniquement de la technologie, mais de la capacité à concevoir une stratégie globale qui intègre les données, les processus, les équipes et la culture. C’est ce qui fait d’ABeam Consulting un acteur incontournable en Thaïlande et dans la région, car elle ne se contente pas d’installer l’IA, mais prépare l’entreprise à l’adopter pleinement.
Cet article est un publi-reportage.