Publié le 16 décembre 2025 04:19:00. La présidente du tribunal familial de Castro a mené une série de rencontres informatives auprès des établissements scolaires de l’archipel de Chiloé et des acteurs de la protection de l’enfance afin de renforcer la mise en œuvre de la loi 21.430, qui garantit les droits des enfants et des adolescents.
- Des ateliers ont été organisés dans les écoles rurales de Quilquico et Puqueldón pour sensibiliser les équipes pédagogiques à leurs obligations en matière de protection de l’enfance.
- Une réunion de coordination interinstitutionnelle a permis d’harmoniser les procédures entre la justice, le parquet et les services sociaux.
- Des discussions ont porté sur l’augmentation des capacités d’accueil et l’amélioration de la prise en charge des enfants nécessitant des mesures de protection alternatives.
Dans le cadre de la diffusion de la loi 21.430 sur les garanties et la protection intégrale des droits des enfants et des adolescents, María Carolina Prieto, présidente du tribunal familial de Castro, s’est rendue dans les écoles rurales de Quilquico, située sur la péninsule de Rilán, et de Puqueldón, sur l’île de Lemuy. Ces rencontres visaient à informer les communautés éducatives sur les implications de cette législation et à renforcer leur rôle dans la protection des plus jeunes.
Les ateliers, organisés par le Service Local d’Éducation Publique (SLEP) de Chiloé, ont rassemblé les équipes pédagogiques, les responsables de la vie scolaire et les directions des deux établissements. Le juge Prieto a souligné l’importance pour les acteurs de l’éducation de bien connaître leurs devoirs afin de « remplir le rôle que leur assigne la législation dans la protection intégrale de leurs élèves et de la population des enfants et des jeunes en général ».
Eduardo Pérez, directeur de l’école rurale de Puqueldón, a exprimé sa gratitude pour cette initiative.
« Grâce à cette présentation et aux échanges qui ont suivi, nos professionnels disposent désormais des connaissances nécessaires pour agir conformément à la loi et intervenir rapidement pour préserver l’intégrité et les droits de nos élèves. »
Andrea Teiguel, enseignante responsable de l’école rurale de Quilquico, a quant à elle insisté sur l’impact de l’atelier sur la pratique pédagogique.
« Cet atelier a considérablement renforcé nos connaissances normatives et approfondi le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, des éléments fondamentaux pour enrichir et guider notre travail quotidien. »
Elle a également souligné l’importance de ces initiatives pour promouvoir l’accès à l’information, la décentralisation et la formation continue, des facteurs clés pour une éducation plus juste et adaptée au contexte rural.
Au-delà de ces rencontres avec les établissements scolaires, le juge Prieto a également présidé une réunion de coordination du système de protection de l’enfance et de l’adolescence. Cette réunion a rassemblé le parquet local de Castro, représenté par le procureur général Enrique Canales et l’administrateur Fernando Alvarado, ainsi que les cinq bureaux locaux de l’enfance de sa juridiction. L’objectif était d’harmoniser les procédures et d’améliorer la communication entre les différentes entités impliquées.
Les participants ont notamment présenté les réglementations en vigueur et défini les domaines de compétence de chacun. Des lignes directrices et des canaux de communication rapides ont été établis pour faciliter le transfert des dossiers du parquet aux autorités judiciaires ou administratives, en fonction de la nature des infractions constatées. La question de la confidentialité et du respect de la vie privée a également été abordée, soulignant l’importance d’une collaboration respectueuse des droits des enfants et des adolescents.
Enfin, le juge Prieto s’est entretenu avec les responsables du Service Spécialisé de Protection pour Enfants et Adolescents (SPE), Richard Ruiz, chef du Département des prestations et services, et Diego Carrillo, chef de l’unité de gestion des approvisionnements, afin d’évaluer les efforts déployés pour augmenter le nombre de places disponibles et clarifier les procédures d’orientation et de prise en charge. Des discussions ont porté sur l’avancement du Bureau du Contrôleur et les négociations en cours pour l’embauche de professionnels supplémentaires, notamment dans le cadre du programme de Diagnostic Clinique Spécialisé (DCE).
Le juge aux affaires familiales a souligné la nécessité de développer une offre de programmes adaptés, en particulier pour les familles d’accueil et les dispositifs d’accueil alternatif pour les nourrissons. Elle a rappelé que le transfert des enfants vers le continent pour bénéficier de ces services représente un déracinement important, en l’absence de structures d’accueil sur la province de Chiloé.