Publié le 28 octobre 2025 15:27:00. Près de 500 éleveurs laitiers néerlandais se retrouvent temporairement dans l’incapacité de commercialiser leur lait suite à la découverte d’aflatoxine B1, une substance potentiellement dangereuse, dans des aliments pour animaux provenant d’une usine d’Agrifirm.
- 497 éleveurs laitiers néerlandais sont concernés par cette interdiction de livraison.
- La contamination provient d’un lot de maïs français de la récolte 2025, transformé par Agrifirm à Drachten.
- Des contrôles supplémentaires sont nécessaires sur le lait avant qu’il ne puisse être vendu, et il pourrait être détruit si les niveaux d’aflatoxine sont trop élevés.
Une vaste opération de rappel d’aliments pour animaux est en cours aux Pays-Bas après la détection d’aflatoxine B1, une toxine produite par des champignons, dans des produits fabriqués par Agrifirm. L’alerte a été déclenchée ce week-end suite à des inspections menées par SecureFeed, qui ont révélé des concentrations supérieures aux normes autorisées dans l’aliment final.
Les exploitations laitières touchées se situent principalement dans l’est et le nord des Pays-Bas. La NVWA (Autorité néerlandaise de la sécurité des aliments et des produits de consommation) a ordonné le rappel de tous les aliments concernés et la mise en place de contrôles rigoureux sur le lait produit par ces éleveurs.
Agrifirm décrit la situation comme une « opération énorme ». L’entreprise explique que le maïs incriminé provenait d’une seule barge et avait initialement passé les contrôles à son arrivée. Cependant, des analyses ultérieures ont révélé une concentration excessive d’aflatoxine B1 dans l’aliment fini. L’entreprise s’engage à remplacer rapidement les aliments contaminés.
« Nous regrettons profondément cette situation et invitons les éleveurs qui ont des questions à nous contacter. Nous travaillons de toutes nos forces pour résoudre ce problème le plus rapidement possible. »
Porte-parole d’Agrifirm
En attendant les résultats des analyses, les éleveurs concernés ne peuvent pas livrer leur lait. L’Organisation laitière néerlandaise (NZO) précise que le lait devra être analysé pour détecter la présence d’aflatoxine B1. Si les niveaux sont trop élevés, le lait devra être détruit. Si les résultats sont négatifs, la livraison pourra reprendre ultérieurement.
SecureFeed applique une norme plus stricte que la réglementation légale pour l’aflatoxine B1 dans les aliments pour bovins laitiers : 0,0025 microgrammes par kilo (2,5 ppb) contre 0,005 microgramme par kilo selon la loi.
L’aflatoxine B1 est produite par des champignons qui se développent sur les cultures fourragères, en particulier le maïs, dans les régions chaudes et humides. La contamination peut survenir pendant la culture, la récolte et le stockage.
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