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Puis-je demander un allègement fiscal dans l’État sur les frais de rachat de la couverture d’assurance nationale britannique ? – Le temps irlandais

Publié le 16 novembre 2025 à 10h01. De nombreux Irlandais ayant travaillé au Royaume-Uni ont pu augmenter leur pension britannique en cotisant rétroactivement à l'assurance nationale, mais peuvent-ils bénéficier d'avantages fiscaux en Irlande pour ces versements ? Un…

Puis-je demander un allègement fiscal dans l’État sur les frais de rachat de la couverture d’assurance nationale britannique ? – Le temps irlandais

Publié le 16 novembre 2025 à 10h01. De nombreux Irlandais ayant travaillé au Royaume-Uni ont pu augmenter leur pension britannique en cotisant rétroactivement à l’assurance nationale, mais peuvent-ils bénéficier d’avantages fiscaux en Irlande pour ces versements ? Un lecteur se pose la question.

  • Un lecteur a pu augmenter sa pension hebdomadaire britannique de 90 £ à 200 £ (environ 105 € à 230 €) en effectuant des cotisations supplémentaires à l’assurance nationale britannique.
  • Cette opportunité, désormais close depuis le 5 avril dernier, a permis à des centaines de milliers de personnes ayant travaillé au Royaume-Uni de compléter leur nombre d’années de cotisation.
  • L’administration fiscale irlandaise n’offre pas de déduction fiscale pour ces versements, contrairement aux cotisations versées à des fonds de pension privés en Irlande.

Un lecteur, que nous appellerons M. D.F., a récemment constaté les avantages concrets de cette possibilité. Après avoir travaillé plusieurs années au Royaume-Uni et perçu une pension britannique, il a suivi les conseils publiés dans nos colonnes et a choisi d’effectuer des cotisations supplémentaires à l’assurance nationale britannique entre 2006 et 2024. Un investissement de 3 700 £ (environ 4 300 €) qui s’est avéré particulièrement rentable.

« Ma pension actuelle de 90 £ par semaine passera à 200 £ par semaine dans un avenir proche », explique M. D.F. En d’autres termes, un gain substantiel qui sera cependant imposable en Irlande, comme il l’est pour toute pension perçue à l’étranger. Il se demande donc s’il peut bénéficier d’un allègement fiscal sur le montant qu’il a dépensé pour augmenter ses droits à la pension britannique.

Cette situation est précisément celle que nous avions soulignée au début de l’année, encourageant activement toute personne ayant une expérience professionnelle au Royaume-Uni à vérifier si elle pouvait améliorer sa situation en matière de pension. Traditionnellement, il était possible de verser des cotisations volontaires d’assurance nationale sur les six dernières années. Cependant, une modification du système de retraite britannique a ouvert une fenêtre d’opportunité plus large, permettant de racheter jusqu’à 17 années de couverture.

Pour ceux qui avaient peu travaillé au Royaume-Uni, cela permettait d’atteindre le seuil minimum de 10 ans de cotisation requis pour bénéficier d’une pension britannique, même réduite. Pour d’autres, comme M. D.F., cela offrait la possibilité de se rapprocher des 35 années nécessaires pour une pension complète. Peut-on verser des cotisations volontaires à la pension de l’État irlandais depuis le Royaume-Uni ?

L’information, bien que pertinente, a mis du temps à se diffuser. « Le plus grand obstacle en Irlande était que si peu de gens en avaient entendu parler », souligne notre expert. Une campagne d’information a donc été lancée pour sensibiliser les centaines de milliers de personnes ayant travaillé au Royaume-Uni, parfois il y a des décennies. La population d’Irlande du Nord était également concernée.

Les montants en jeu sont significatifs. La pension complète de l’État britannique s’élève cette année à 230,25 £, soit environ 260,45 € ou plus de 13 500 € par an. Même pour ceux qui atteignent à peine le seuil de 10 ans de cotisation, le versement atteint un peu moins de 75 € par semaine. Le coût pour racheter chaque année de cotisation était d’environ 1 028 € pour les personnes inactives et seulement 203 € pour celles encore en activité. Comme l’a constaté M. D.F., les frais engagés peuvent être amortis en quelques mois.

Malheureusement, cette opportunité est désormais révolue, la possibilité de racheter des années de cotisation ayant pris fin le 5 avril dernier. L’administration britannique du Travail et des Retraites traite encore un grand nombre de demandes, mais certains, comme M. D.F., en récoltent déjà les fruits.

Cependant, notre expert estime que M. D.F. va peut-être trop loin en cherchant un avantage fiscal sur ces versements, même en tenant compte de l’impôt sur le revenu et de l’USC (Universal Social Charge) qui seront prélevés sur sa pension hebdomadaire élargie. Il n’est pas le seul à se poser cette question, et de nombreuses lettres similaires ont été reçues par notre rédaction.

« Vous avez raison de souligner que vous auriez droit à une réduction d’impôt si vous aviez investi dans des cotisations volontaires supplémentaires à un fonds de pension privé en Irlande », explique-t-il. « Mais il s’agit d’une pension privée. » Une comparaison plus pertinente serait avec les cotisations au PRSI (Pay Related Social Insurance), l’équivalent irlandais de l’assurance nationale. Or, aucun allègement fiscal n’est disponible pour ces versements. Il s’agit simplement d’un versement à la Caisse d’assurance sociale, qui permet ensuite de bénéficier de certaines prestations de l’État, telles que la pension ou l’allocation chômage, sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité.

Veuillez adresser vos questions à Dominic Coyle, Q&A, The Irish Times, 24-28 Tara Street Dublin 2, ou par e-mail à [email protected] en indiquant votre numéro de téléphone. Cette chronique est un service aux lecteurs et ne saurait se substituer à un conseil professionnel.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.