Publié le 29 décembre 2025 10h00. Bien avant de donner vie à Mark Zuckerberg sur grand écran, Jesse Eisenberg a incarné un employé d’une fête foraine dans le film Adventureland, une œuvre qui résonne encore aujourd’hui comme une ode nostalgique à la jeunesse et aux premiers emplois.
- Le film Adventureland, sorti en 2009, est revenu sur le devant de la scène grâce à un article du Guardian soulignant son impact durable.
- Ryan Reynolds, avant de devenir une star hollywoodienne, y livre une performance remarquée dans un rôle loin des super-héros.
- Le film est salué pour sa représentation authentique de la précarité et de l’insouciance de la jeunesse.
Lors du tournage de The Social Network, le réalisateur David Fincher a dû décrypter la manière dont Jesse Eisenberg allait interpréter le rôle de Mark Zuckerberg. Un an plus tôt, l’acteur était déjà à l’œuvre dans Adventureland, où il incarnait James Brennan, un jeune homme contraint de travailler dans une fête foraine suite à des difficultés financières familiales.
Si les films de Fincher et de Greg Mottola (réalisateur d’Adventureland) partagent un thème commun – celui de la rupture amoureuse – ils offrent des expériences cinématographiques très différentes. Pourtant, il est frappant de constater que le réalisateur de films tels que Zodiac et Gone Girl a trouvé un certain réconfort dans cette œuvre plus légère et nostalgique.
Adventureland nous transporte en 1987, dans un univers saturé de musique, de marijuana et d’une ambiance estivale. James, un jeune homme ambitieux rêvant de devenir écrivain de voyage, voit ses plans de vacances en Europe bouleversés par les difficultés financières de son père. Il se retrouve alors à travailler dans une fête foraine, un lieu peuplé de personnages hauts en couleur et de situations cocasses.
L’un de ces personnages est Connell, le responsable de la maintenance, interprété par Ryan Reynolds. Avant de devenir Deadpool, Reynolds incarnait un personnage plus subtil et décalé, se faisant passer pour un connaisseur de Velvet Underground et dominant l’atmosphère chaotique de la fête foraine. Il est décrit comme un dieu parmi ses collègues, évoluant dans un décor de glaces et de barbe à papa.
Ce qui rend Adventureland si attachant, c’est sa capacité à capturer l’essence d’une époque révolue et l’expérience universelle du premier emploi. Le film dépeint un monde où les employés sont mal payés et où les attractions portent des noms improbables, comme le « Flying Dutchman ». La mère de James, sceptique quant à ses compétences, lui lance : « Tu as eu une commotion cérébrale en voyageant avec une tasse de thé quand tu avais six ans. »
Comme Seth, Evan et McLovin dans Superbad, James passe son temps à naviguer dans les complexités de la puberté et à éviter les avances maladroites de Frigo, un collègue sans scrupules. Cependant, Adventureland se distingue des autres comédies adolescentes par sa nostalgie inspirante et son esthétique rétro. Le réalisateur, Greg Mottola, offre un portrait plus riche et sophistiqué du désir adolescent.
Le film évoque également des souvenirs personnels pour le spectateur. Il rappelle les premiers emplois, les amitiés nouées dans les commerces locaux, les farces entre collègues, les soirées improvisées et le sentiment de liberté qui précède les responsabilités de la vie adulte. Comme le souligne l’auteur de l’article, Adventureland est un écho de cette époque, capturé sur pellicule. James se plaint de son salaire misérable, auquel Joel (Martin Starr) répond avec sarcasme : « Eh bien, nous faisons le travail d’idiots paresseux et pathétiques. »
La bande originale des années 80, avec des artistes tels que David Bowie, The Replacements, INXS, Crowded House et The Cure, contribue à l’atmosphère nostalgique du film. L’explosion des jeunes sur la bannière animée de Miramax est à la fois une évasion euphorique et un rappel que l’âge d’or des comédies adolescentes est révolu.