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Que se passe-t-il ensuite au Venezuela ? Trump affirme que les États-Unis « dirigeront » la nation malgré les avertissements d’un changement de régime chaotique

Caracas – Une opération militaire américaine a conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, plongeant le Venezuela dans une crise politique et sécuritaire majeure. L'administration Trump a annoncé son intention de prendre…

Que se passe-t-il ensuite au Venezuela ? Trump affirme que les États-Unis « dirigeront » la nation malgré les avertissements d’un changement de régime chaotique

Caracas – Une opération militaire américaine a conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, plongeant le Venezuela dans une crise politique et sécuritaire majeure. L’administration Trump a annoncé son intention de prendre le contrôle du pays, suscitant des réactions internationales vives et des inquiétudes quant à l’avenir de la nation sud-américaine, riche en ressources pétrolières.

Le président Donald Trump a déclaré qu’un groupe de hauts responsables de son administration superviserait une transition politique au Venezuela, sans préciser de calendrier. Ce groupe comprendrait notamment le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, le chef d’état-major adjoint de la Maison Blanche Stephen Miller, le directeur de la CIA John Ratcliffe et le général Dan Caine, président des chefs d’état-major interarmées.

Bien qu’il n’ait pas exclu une intervention militaire plus large, Trump a souligné que l’opération ne coûterait rien aux États-Unis, car des compagnies pétrolières américaines seraient chargées de reconstruire les infrastructures pétrolières vénézuéliennes, actuellement en ruine. « Le secteur pétrolier au Venezuela est en faillite, une faillite totale depuis une longue période », a-t-il affirmé. « Nous allons voir nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus grandes au monde, entrer, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures pétrolières gravement endommagées et commencer à gagner de l’argent. »

L’administration Trump justifie cette intervention par le besoin de sécuriser l’approvisionnement énergétique et de contrer l’influence du régime de Maduro, qu’elle accuse d’avoir « volé notre pétrole » après la nationalisation de l’industrie pétrolière vénézuélienne. Trump a insisté sur le fait que les États-Unis souhaitaient s’entourer de « bons voisins » et assurer la stabilité régionale.

La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez a prêté serment en tant que présidente par intérim et a nié toute intention de collaborer avec l’administration américaine. « Il n’y a qu’un seul président dans ce pays, et son nom est Nicolás Maduro Moros », a-t-elle déclaré, tout en se déclarant ouverte à la reprise des relations diplomatiques dans le respect du droit international et vénézuélien.

Le Venezuela a décrété l’état d’urgence et appelle à la mobilisation de toutes les forces sociales et politiques pour contrer ce qu’il qualifie d’« agression militaire impérialiste ». Le ministère des Communications a appelé à « rejeter cette attaque ».

Cette intervention fait suite à une campagne militaire de plusieurs mois menée par l’administration Trump contre le régime de Maduro, marquée par des frappes contre des navires au large des côtes vénézuéliennes et la saisie de pétroliers. Selon l’analyste Tiziano Breda, de l’organisation Armed Conflict Location & Event Data (ACLED), ces actions n’ont pas réussi à déstabiliser le régime, ce qui a conduit à une action directe sur le territoire vénézuélien.

Le sénateur Jack Reed, membre de la commission sénatoriale des forces armées, a critiqué cette intervention, la qualifiant de violation du droit international et d’abus de pouvoir. « Cela ne constitue pas une base légitime pour renverser un gouvernement », a-t-il déclaré. La compagnie pétrolière Chevron a quant à elle exprimé son soutien à une « transition pacifique et légale » qui favoriserait la stabilité économique.

L’administration Trump n’a pas mentionné les figures de l’opposition Edmundo Gonzalez ou Maria Corina Machado comme successeurs potentiels, malgré leur rôle dans la contestation du régime de Maduro. La situation reste volatile, avec un risque élevé de résistance de la part des groupes armés pro-gouvernementaux.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.