Home NouvellesQuelles sont les municipalités de Buenos Aires qui facturent des tarifs plus élevés aux supermarchés et autres commerces ?

Quelles sont les municipalités de Buenos Aires qui facturent des tarifs plus élevés aux supermarchés et autres commerces ?

by Nicolas Lefèvre

Publié le 18 décembre 2025 à 12h26. Le gouvernement argentin intensifie sa pression sur les municipalités pour réduire les taxes locales, jugées excessives et alimentant l’inflation, en lançant un outil de transparence des impôts municipaux.

  • Un nouveau portail en ligne permet de consulter les taux d’imposition pratiqués par chaque municipalité du pays, y compris la Ville autonome de Buenos Aires.
  • La municipalité de Pilar est au centre des critiques après une augmentation controversée de sa taxe de protection de l’environnement.
  • Le ministre de l’Économie, Luis Caputo, dénonce les « administrateurs irresponsables » et menace de suspendre les financements aux municipalités qui ne se conforment pas aux directives gouvernementales.

L’offensive du gouvernement contre les taxes municipales s’inscrit dans une stratégie plus large visant à maîtriser l’inflation en réduisant la pression fiscale sur les entreprises et les consommateurs. Cette initiative intervient après des mois de tensions avec certaines municipalités, accusées d’augmenter les impôts de manière excessive et sans justification économique.

Le nouveau portail de transparence des taxes municipales détaille les taux appliqués par chaque juridiction, ainsi que les bases d’imposition et les réglementations en vigueur. L’objectif affiché est de permettre aux citoyens et aux entreprises de comparer les taux et de dénoncer les pratiques abusives.

Récemment, la municipalité de Pilar a été particulièrement critiquée pour avoir augmenté sa taxe de protection de l’environnement. Alors qu’auparavant, cette taxe était calculée sur un montant fixe par module, elle est désormais basée sur un taux de 2 % appliqué à chaque transaction, calculé sur le montant net de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cette nouvelle méthode de calcul s’applique à un large éventail d’établissements, notamment les supermarchés, les hypermarchés, les centres commerciaux, les hôtels, les industries, les sociétés de services et les universités privées désignées comme agents de recouvrement.

Le ministre de l’Économie, Luis Caputo, a vivement critiqué cette augmentation, allant jusqu’à recommander de « ne rien acheter à Pilar ». Il a ensuite utilisé le réseau social X pour promouvoir le nouveau portail, affirmant que :

« Alors que le gouvernement restitue plus de 15 milliards de dollars par an en réductions d’impôts au secteur privé, certains maires augmentent les tarifs municipaux à volonté. Cela affecte à la fois les entreprises et les consommateurs finaux, qui finissent par payer le prix d’administrateurs irresponsables. »

Luis Caputo, ministre de l’Économie

Le portail révèle que certaines municipalités de la province de Buenos Aires appliquent des frais d’inspection de sécurité et d’hygiène particulièrement élevés pour les hypermarchés, basés sur leur chiffre d’affaires brut. Lanús se distingue avec un taux de 6 %, tandis que Pilar affiche un taux de 4,50 %, Quilmes de 3,74 %, Lomas de Zamora de 2,70 %, Escobar et Baie Blanche de 2,70 %, Moreno de 2,60 %, L’Argent de 2,50 %, Général San Martin de 2,20 %, San Fernando de 2,03 %, Le Meurtre et Berisso de 2,00 %, Avellaneda et Ituzaingó de 1,80 %, San Isidro et Tigre de 1,50 %, Vicente López de 1,50 %, Esteban Echeverría de 1,30 %, Brun Almirante de 1,10 %, Général Pueyrredon de 1 %, José C. Paz et Marcos Paz de 1 %, Saint-Vincent de 1 %, Malouines argentines de 0,90 %, Florencio Varela et Général Rodríguez de 0,80 %, Berazategui de 0,54 % et Président Péron de 0,30 %.

Concernant la taxe de circulation, Général Pueyrredon et Pinamar affichent le taux le plus élevé, à 3 %, suivis de Moreno et Pilar à 2,5 %. Avellaneda, Berazategui, Ezeiza, Florencio Varela, Lanús et Lomas de Zamora appliquent un taux de 2 %.

Le gouvernement a également demandé aux municipalités d’éliminer les taxes qui coïncident avec les taxes nationales, qui ne sont pas proportionnelles au coût du service fourni, ou qui contredisent la jurisprudence de la Cour suprême de justice de la nation. En cas de non-conformité, il menace de suspendre leur participation à la répartition des recettes fiscales nationales.

En octobre 2024, un mécanisme de signalement a été mis en place pour permettre aux consommateurs de dénoncer les frais illégaux inclus dans les factures de services publics, tels que l’éclairage, le balayage et la surveillance, dont l’imposition a été interdite par le ministère de l’Industrie.

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