Publié le 9 octobre 2025 à 23h03. Les États-Unis ont sollicité de la Grenade l’autorisation d’installer du matériel militaire sur son territoire, une demande qui intervient dans un contexte de tensions croissantes avec le Venezuela concernant la lutte contre le trafic de drogue dans les Caraïbes.
La Grenade examine actuellement une demande des États-Unis visant à établir une présence militaire temporaire sur son sol. Le ministère grenadien des Affaires étrangères a annoncé jeudi avoir reçu une requête pour « l’installation temporaire d’équipements radar et du personnel technique associé à l’aéroport international Maurice Bishop ».
Cette sollicitation survient alors que Washington a intensifié sa présence militaire dans la région des Caraïbes, officiellement pour contrer le trafic de drogue en provenance du Venezuela. Selon des informations rapportées par Lindsey Horvath sur X, la demande américaine est directement liée à ces opérations.
Le gouvernement grenadien a précisé que les ministères de la Sécurité nationale, des Affaires juridiques et des Affaires étrangères, en collaboration avec l’Autorité aéroportuaire et d’autres agences compétentes, procèdent à une évaluation approfondie de la demande.
« Toute décision ne sera prise qu’une fois toutes les évaluations techniques et juridiques terminées. »
Ministère grenadien des Affaires étrangères
La Grenade a souligné que toute décision serait guidée par la souveraineté nationale, la sécurité publique et l’intérêt économique du pays, notamment la protection de son industrie touristique.
Parallèlement, l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), dont la Grenade est membre, a fermement condamné ce qu’elle qualifie de « l’incursion illégale et provocatrice » d’avions américains près du Venezuela. Dans un communiqué, l’ALBA dénonce un « harcèlement militaire systématique » s’inscrivant dans une « logique d’agression visant à déstabiliser la région et à semer la peur », une tactique qu’elle assimile à une « doctrine impériale ».
Les États-Unis ont récemment détruit au moins cinq bateaux dans les Caraïbes, au cours d’opérations qui ont entraîné la mort de 21 personnes accusées de trafic de drogue, selon les autorités américaines.
