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Rappelez-nous : pourquoi la Fed a-t-elle assoupli sa politique ?

La productivité américaine continue de surprendre, affichant une croissance robuste au troisième trimestre malgré un nombre d'heures travaillées stable. Cette dynamique, combinée à une inflation persistante, pose un défi à la politique monétaire de la Réserve fédérale. Au…

Rappelez-nous : pourquoi la Fed a-t-elle assoupli sa politique ?

La productivité américaine continue de surprendre, affichant une croissance robuste au troisième trimestre malgré un nombre d’heures travaillées stable. Cette dynamique, combinée à une inflation persistante, pose un défi à la politique monétaire de la Réserve fédérale.

Au troisième trimestre, la productivité a bondi de 4,3 % en rythme annualisé (seasonally adjusted annual rate – SAAR), après une augmentation de 3,8 % au trimestre précédent. Ce rythme soutenu suggère une amélioration significative de l’efficacité économique, en accord avec le scénario de forte croissance envisagé par certains analystes.

La demande intérieure reste également solide. Les ventes finales réelles aux acheteurs nationaux, incluant la consommation et l’investissement fixe brut, ont progressé de 3,0 % au troisième trimestre, contre 2,9 % au deuxième. Les dépenses de consommation, en particulier, ont affiché une hausse notable de 3,5 %, comparativement à 2,5 % au trimestre précédent, et ce, sans augmentation du nombre total d’heures travaillées.

Les bénéfices des entreprises, après valorisation des stocks et ajustement pour la consommation de capital, ont atteint un niveau record au troisième trimestre, s’élevant à 166,1 milliards de dollars (SAAR). Cette performance témoigne de la bonne santé financière du secteur privé.

Cependant, l’inflation demeure une source de préoccupation. L’indice des prix a augmenté de 2,8 % en rythme annualisé et de 2,9 % sur un an, signalant une légère accélération des pressions inflationnistes par rapport au deuxième trimestre.

Ces chiffres économiques robustes soulèvent des interrogations quant aux récentes décisions de la Réserve fédérale de réduire ses taux d’intérêt. Depuis septembre, la Fed a abaissé ses taux de 75 points de base, après une baisse de 100 points de base à la fin de l’année précédente. Malgré ces efforts pour assouplir les conditions de crédit, notamment sur le marché hypothécaire, les rendements obligataires restent supérieurs à 4,00 %. La Fed semble avoir minimisé la vigueur du PIB et la persistance d’une inflation d’environ 3,0 % sur un an, un chiffre supérieur à son objectif de 2,0 %.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.