Publié le 6 décembre 2025 à 07h30. L’approche des fêtes de fin d’année voit souvent les smartphones figurer en tête de liste des cadeaux demandés par les enfants. Mais avant d’accéder à cette requête, il est crucial de prendre en compte les risques potentiels pour leur développement physique et mental, comme le souligne une récente étude.
- Une étude menée sur 10 000 enfants révèle un lien entre l’utilisation précoce des smartphones et des troubles du sommeil, ainsi qu’une prédisposition à l’obésité.
- L’utilisation d’un téléphone portable avant l’âge de 13 ans est associée à des problèmes émotionnels et anxieux.
- Les spécialistes recommandent de retarder au maximum l’âge d’acquisition d’un smartphone et d’activer les contrôles parentaux.
Alors que Noël approche, de nombreux parents se préparent à cocher la liste des cadeaux de leurs enfants. Et, de plus en plus souvent, cette liste comprend un smartphone. Si la tentation est grande de céder à cette demande, il est essentiel de s’informer sur les conséquences potentielles d’une utilisation précoce de ces appareils.
Une étude récente, publiée dans la revue Pediatrics, met en lumière les effets néfastes de l’utilisation des smartphones chez les enfants de moins de 12 ans. Réalisée par des chercheurs de l’hôpital pour enfants de Philadelphie, en collaboration avec des équipes de l’Université de Californie et de Columbia, cette recherche a analysé le développement cérébral de 10 000 mineurs. Les résultats sont sans appel : l’exposition précoce aux écrans peut avoir des conséquences significatives sur la santé physique et mentale des jeunes.
L’étude a notamment révélé que les enfants qui reçoivent leur premier téléphone portable avant l’âge de 12 ans sont plus susceptibles de développer des troubles du sommeil, un mauvais sommeil et même des problèmes d’obésité. Plus l’âge d’acquisition du smartphone est précoce, plus les conséquences négatives sont importantes. Les enfants ayant commencé à utiliser un téléphone portable à l’âge de 13 ans présentent également un risque accru de développer des problèmes émotionnels et anxieux, comparativement à ceux qui n’en ont pas.
Bien que l’étude ne prouve pas un lien de causalité direct entre l’utilisation d’un smartphone et ces effets, les auteurs soulignent que certaines activités associées à ces appareils – réseaux sociaux, jeux vidéo, interactions avec des chatbots – peuvent perturber le sommeil et l’attention. Il est donc impératif de peser le pour et le contre avant d’offrir un smartphone à son enfant, et de retarder au maximum cet achat, idéalement au-delà de 12 ans.
En complément de ces recommandations, les experts insistent sur l’importance d’activer les systèmes de contrôle parental sur les smartphones, mais aussi sur les téléviseurs intelligents et les ordinateurs, afin de protéger les enfants contre les contenus inappropriés.
