Publié le 26 novembre 2025 à 12h00. Les investisseurs les plus performants en matière de retraite en Corée du Sud privilégient une gestion active de leurs avoirs, avec une forte proportion d’actions et une préférence marquée pour les fonds nationaux, générant des rendements significativement supérieurs à la moyenne.
- Les « experts en matière de retraite » affichent un rendement annuel moyen de 16,1 % sur trois ans, soit de 3,5 à 9,2 fois la moyenne des épargnants.
- 70,1 % de leurs investissements en dividendes sont alloués aux fonds d’actions, et 61,6 % à des fonds nationaux.
- Ces investisseurs privilégient les fonds négociés en bourse (ETF) pour leur liquidité et leur capacité à réagir rapidement aux évolutions du marché.
Une analyse récente du Service de surveillance financière (FSS) révèle que les investisseurs les plus avisés en matière de retraite en Corée du Sud adoptent une stratégie de gestion dynamique, axée sur les produits à dividendes et une forte allocation en actions. L’étude, intitulée « Livre blanc coréen sur l’investissement dans les retraites de retraite Ⅱ – Un regard sur le portefeuille d’investissement des experts en retraite », publiée le 26 novembre, met en lumière les pratiques qui permettent d’obtenir des rendements exceptionnels.
Le FSS a identifié 1 500 « experts en matière de retraite » parmi les souscripteurs à cotisations définies (DC) ayant plus de trois ans d’ancienneté et un capital de 10 millions de wons (environ 7 500 euros) ou plus. Ces investisseurs se distinguent par des performances significativement supérieures à la moyenne : un rendement de 38,8 % sur l’année écoulée et de 16,1 % en moyenne sur les trois dernières années, contre 4,2 % et 4,6 % respectivement pour l’ensemble des abonnés.
La composition de leurs portefeuilles révèle une préférence marquée pour les actifs à dividendes, représentant 79,5 % de leurs investissements, contre un pourcentage bien inférieur pour les épargnants moyens. En parallèle, la part des placements plus conservateurs, tels que les dépôts et l’épargne, est limitée à environ 20 %. Une part non négligeable de 8,6 % est également allouée à des réserves, permettant une réactivité accrue face aux fluctuations du marché, selon le FSS.
L’allocation sectorielle témoigne d’une confiance dans le potentiel du marché boursier national. Les fonds nationaux représentent 61,6 % des investissements, soit plus du double de la proportion allouée aux fonds étrangers (31,8 %). Les experts semblent avoir anticipé une hausse du marché national et ont ajusté leurs portefeuilles en conséquence, privilégiant notamment des secteurs thématiques tels que la construction navale, l’industrie de défense et l’énergie nucléaire.
En ce qui concerne les investissements internationaux, les fonds négociés en bourse (ETF) liés aux grandes entreprises technologiques américaines sont les plus populaires. Les experts privilégient également les ETF, qui permettent des transactions en temps réel, représentant 75,1 % de leurs investissements en fonds, contre 24,9 % pour les fonds communs de placement.
Le FSS souligne que ces investisseurs adoptent une stratégie proactive visant à maximiser les rendements grâce à des produits à dividendes performants et une orientation vers des fonds thématiques plutôt que des fonds indiciels. Cependant, l’organisme tempère en soulignant qu’il est difficile pour la majorité des épargnants de reproduire cette approche, faute d’expertise financière ou de temps disponible.
Le FSS insiste sur la nécessité d’une gestion plus active des fonds de retraite, étant donné que plus de 80 % des plans nationaux restent investis dans des produits garantis en capital et en intérêts. Une gestion plus dynamique pourrait permettre d’améliorer les rendements et de mieux préparer les citoyens à la retraite.
Rapport via KakaoTalk okjebo
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Envoyé à 12h00 le 26 novembre 2025
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