L’explosion des coûts du diesel pèse lourdement sur Olymel, qui tente d’éviter de répercuter cette hausse sur le prix de la viande dans les épiceries. Daniel Rivest, chef de la direction du géant québécois, a reconnu le 23 septembre 2026 que cette flambée gruge les marges de l’entreprise lors de l’inauguration de l’usine de Trois-Rivières.
La flambée du diesel donne du fil à retordre au géant québécois Olymel, dont les ventes dépassent 5 G$. L’entreprise cherche par tous les moyens à empêcher que la hausse du carburant ne fasse bondir les prix de la viande dans les comptoirs des épiceries, selon les déclarations faites le 23 septembre 2026 par son chef de la direction, Daniel Rivest.
Interrogé lors de l’inauguration du projet d’agrandissement de 142 M$ de l’usine de Trois-Rivières, le dirigeant a indiqué que l’impact sur les consommateurs pourrait tout de même se faire sentir. Ça pourrait être quelques pourcentages
, a-t-il déclaré, expliquant que certains détaillants ont du mal à absorber ces augmentations de coûts.
Le transport interusine et les marges sous pression à Trois-Rivières
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La hausse des prix du carburant perturbe les opérations logistiques du transformateur porcin. On fait beaucoup de transport interusine et vers les clients. C’est sûr que c’est très difficile
, a souligné Daniel Rivest, qui occupe ses fonctions de grand patron depuis juin dernier. La flambée du diesel vient gruger les marges d’une entreprise où de nombreux secteurs dépendent lourdement du transport routier.
L’inauguration du 23 septembre 2026 a permis de dévoiler les nouvelles installations modernisées de l’usine trifluvienne, un site qui emploie des quarts de soirs et de jours pour alimenter les machines. Dany Gagnon, vice-président aux opérations porc d’Olymel, a précisé que ce chantier rend la production de charcuteries, de viandes froides et de jambons plus efficace et plus automatisée. L’usine modernisée peut produire jusqu’à 50 millions de kilogrammes par année, incluant les saucisses La Fernandière et les jambons en bloc et tranchés.
Exportations américaines et tensions au sud
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Malgré les pressions financières exercées par le coût du transport, l’usine de Trois-Rivières bénéficie d’un débouché stable aux États-Unis. Une partie de la production de jambon de l’établissement est exportée à 80 % vers le marché américain, qui demeure solide puisque la viande échappe aux tarifs douaniers.

Le climat géopolitique apporte toutefois son lot de complexités. Daniel Rivest a reconnu l’existence de tensions sous l’administration de Donald Trump. Il y a des tensions au sud qui sont un petit proportionnellement plus intenses avec lesquelles on doit composer
, a-t-il affirmé. Si les clients américains de Chicago, Boston et New York continuent d’acheter de la viande fraîche faite au Québec, le développement de nouveaux produits se heurte à la frilosité des acheteurs inquiets d’éventuels tarifs douaniers futurs.
Les Américains sont un peu plus craintifs.
Daniel Rivest, chef de la direction d’Olymel