Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

Regarder : Les Khalistanis du Royaume-Uni perturbent les protestations des hindous contre les meurtres au Bangladesh

Publié le 27 décembre 2023 17:08:00. Une manifestation de la communauté hindoue à Londres, dénonçant les violences au Bangladesh, a été perturbée par des militants sikhs pro-Khalistan, tandis que les hindous bangladais expriment leur désespoir face à la…

Regarder : Les Khalistanis du Royaume-Uni perturbent les protestations des hindous contre les meurtres au Bangladesh

Publié le 27 décembre 2023 17:08:00. Une manifestation de la communauté hindoue à Londres, dénonçant les violences au Bangladesh, a été perturbée par des militants sikhs pro-Khalistan, tandis que les hindous bangladais expriment leur désespoir face à la montée des persécutions et appellent à l’aide de l’Inde.

  • Des hindous indiens et bangladais manifestaient devant le Haut-Commissariat du Bangladesh à Londres lorsque des militants pro-Khalistan sont intervenus.
  • Les communautés hindoues du Bangladesh, secouées par des meurtres récents, demandent l’ouverture des frontières indiennes pour échapper à la violence.
  • L’Inde a exprimé sa préoccupation face à la situation des minorités religieuses au Bangladesh et a condamné le meurtre d’un jeune hindou à Mymensingh.

La situation des hindous au Bangladesh s’aggrave, suscitant des inquiétudes croissantes et des appels à l’aide. Samedi, une manifestation pacifique organisée par la communauté hindoue devant le Haut-Commissariat du Bangladesh à Londres a été perturbée par un groupe de militants sikhs pro-Khalistan, venus exprimer leur soutien au Bangladesh, selon des témoins.

Cette perturbation intervient dans un contexte de tensions vives au Bangladesh, où les communautés hindoues sont confrontées à une recrudescence de violences. Les meurtres de Dipu Chandra Das et d’Amrit Mondal ont particulièrement choqué et traumatisé la population hindoue, qui se sent de plus en plus vulnérable et persécutée. De nombreux hindous bangladais lancent un appel désespéré à l’Inde pour qu’elle ouvre ses frontières et leur permette de trouver refuge.

Des témoignages recueillis par The Times of India auprès de hindous résidant à Rangpur, Chittagong, Dhaka et Mymensingh, grâce à l’aide de Nihar Haldar, chef exilé du Bangladesh Sanatan Jagran Macha, et de Chinmoy Krishna Das, un ancien moine d’ISKCON, révèlent un sentiment de terreur et d’impuissance. Ils craignent une escalade de la violence, notamment suite au retour de Tarique Rahman, président par intérim du Parti nationaliste bangladais (BNP), considéré comme un partisan de la ligne dure.

Les répercussions de cette crise se font sentir jusqu’en Inde, notamment dans les camps de réfugiés de Gadchiroli, Chandrapur (Maharashtra) et Pakhanjur (Chhattisgarh), où se sont installés des hindous originaires de l’ancien Pakistan oriental. Le Dr Subodh Biswas, président du Nikhil Bangla Samanbay Samiti, une organisation d’anciens réfugiés du Pakistan oriental, a déclaré :

« Pourquoi les organisations hindoues n’agissent-elles pas ? L’Inde est le seul pays sur lequel les hindous du Bangladesh peuvent compter en cas de crise. D’autres hindous seront tués, mais les frontières resteront fermées. Nous prévoyons d’organiser des manifestations à la frontière. »

Un militant de Sanatan Jagran Macha, souhaitant rester anonyme, a exprimé son désespoir :

« Il y a 2,5 millions d’hindous au Bangladesh. Ce n’est pas un petit nombre. Les organisations hindoues en Inde ne font que des paroles en l’air. Nous assistons à un holocauste. »

Il souligne que l’ouverture des frontières ne conduira pas nécessairement à un exode massif, mais offrira au moins une protection contre la violence.

Un habitant de Dacca a témoigné :

« Nous vivons le pire cauchemar. L’ouverture des frontières indiennes créera au moins une voie de fuite pour ceux qui sont persécutés. »

La famille de Dipu Chandra Das, victime d’un meurtre brutal, est un exemple de la précarité dans laquelle vivent de nombreux hindous au Bangladesh.

Les relations entre l’Inde et le Bangladesh se sont tendues ces dernières semaines, New Delhi critiquant ouvertement Dhaka pour son « hostilité incessante » envers les minorités religieuses, notamment les hindous, les chrétiens et les bouddhistes. Le ministère indien des Affaires étrangères a condamné le meurtre du jeune hindou à Mymensingh et a exigé que les auteurs soient traduits en justice. Concernant le retour de Tarique Rahman, le gouvernement indien a déclaré qu’il devait être analysé dans le contexte de son appel à des élections parlementaires libres, équitables et inclusives au Bangladesh.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.