Home SantéRégénération osseuse réussie grâce à des cellules souches dérivées du tissu adipeux, une nouvelle solution potentielle pour les fractures ostéoporotiques

Régénération osseuse réussie grâce à des cellules souches dérivées du tissu adipeux, une nouvelle solution potentielle pour les fractures ostéoporotiques

by Sophie Martin

Publié le 2024-02-29 10:22:00. Une équipe de chercheurs japonais a mis au point une approche prometteuse pour stimuler la régénération osseuse et traiter les fractures vertébrales liées à l’ostéoporose, en utilisant des cellules souches prélevées dans la graisse du patient.

  • Des cellules souches adipeuses (ADSC) cultivées en sphéroïdes osseux ont démontré une capacité significative à améliorer la solidité osseuse et à activer les gènes impliqués dans la régénération tissulaire chez des rats.
  • Cette méthode, peu invasive et considérée comme sûre, pourrait accélérer la guérison des fractures complexes, même chez les personnes âgées.
  • Plus de 15 millions de personnes au Japon sont touchées par l’ostéoporose, une maladie qui fragilise les os et augmente le risque de fractures.

L’ostéoporose, caractérisée par une diminution de la densité et de la résistance des os, représente un problème de santé publique majeur, en particulier avec le vieillissement de la population. Au Japon, on estime que plus de 15 millions de personnes en sont atteintes. Les fractures vertébrales par compression sont parmi les plus fréquentes et les plus invalidantes, nécessitant souvent une prise en charge médicale prolongée.

Des chercheurs de l’Université métropolitaine d’Osaka ont exploré une nouvelle voie thérapeutique en utilisant des cellules souches adipeuses (ADSC). Ces cellules, facilement accessibles par une simple liposuccion, même chez les patients âgés, présentent l’avantage de minimiser le stress sur l’organisme. L’équipe a cultivé ces ADSC sous forme d’amas tridimensionnels, appelés sphéroïdes, en les pré-différenciant vers la lignée osseuse. Ces sphéroïdes ont ensuite été combinés avec du β-phosphate tricalcique, un matériau couramment utilisé dans la reconstruction osseuse, avant d’être transplantés chez des rats présentant des fractures vertébrales similaires à celles observées chez les patients souffrant d’ostéoporose.

Les résultats de l’étude, récemment publiés dans la revue scientifique Recherche sur les os et les articulations, se sont avérés remarquables. Huit semaines après le traitement, une amélioration significative de la solidité osseuse a été constatée, accompagnée d’une activation de l’expression des gènes impliqués dans la formation et la régénération du tissu osseux.

Selon le Dr Shinji Takahashi, de la Graduate School of Medicine, qui a dirigé la recherche, cette méthode démontre le potentiel des sphéroïdes osseux dérivés des ADSC pour devenir une solution thérapeutique viable pour les fractures vertébrales ostéoporotiques.

« Cette méthode simple et efficace pourrait accélérer le processus de guérison même dans le cas de fractures complexes et contribuer à prolonger la vie saine des patients. »

Dr Shinji Takahashi, Graduate School of Medicine

Les chercheurs soulignent que l’utilisation de cellules prélevées dans la graisse du patient minimise les risques de rejet et garantit un niveau de sécurité élevé. Cette approche pourrait donc offrir une alternative prometteuse aux traitements actuels, en particulier pour les patients âgés et fragiles.

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